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lundi 28 juin 2010
Catégorie : Epidémiologie, Preuves cliniques | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Déjà plus d’un an que l’étude Nutrinet a été lancée et déjà 131 342 nutrinautes incrits. Pour la première fois et via une base de données sur la composition en polyphénols des aliments, il a été possible de quantifier les polyphénols dans l’alimentation, en se basant sur 108 168 questionnaires alimentaires, correspondant à des enregistrements de 24 h saisis par les Nutrinautes.

Les apports moyens en polyphénols alimentaires sont de 855 mg/jour pour les hommes et 816 mg/jour pour les femmes. Il semblerait que leur consommation augmente avec l’âge (en moyenne : 500 mg/jour chez les 18-15 ans vs 900 mg/jour chez les plus de 55 ans).

Les principales sources alimentaires de ces polyphénols sont le café (36,9%), le thé (33,6%), le chocolat (10,4%), les fruits et légumes (7,4%) et le vin (7,2%).

L’apport alimentaire de polyphénols totaux représente 48,3% des apports totaux en antioxydants, ce qui leur confère un rôle non négligeable.

Des associations ont déjà été observées entre apports de polyphénols et caractéristiques socio-démographiques, mais elles nécessitent d’être confirmées avec un plus grand nombre de données.

Cependant, on peut d’ores et déjà constater peu de différence d’apports entre les régions, mais une grande disparité sur les aliments contributeurs. En effet, chez les hommes, la quantité de polyphénols apportée par le café représente 405 mg/jour dans la région du Nord, vs 241 mg/jour dans la région Méditerranée. De même, chez les femmes, la quantité de polyphénols apportée par le thé représente 240 mg/jour dans la région Nord, vs 313 mg/jour dans la région Méditerranée.

Une autre relation a été mise en évidence entre les polyphénols et les revenus. En effet, une augmentation de la consommation de polyphénols a été observée avec l’augmentation du niveau de revenus (en particulier chez les femmes) : un apport de 236 mg/jour en moyenne de polyphénols de thé pour les revenus les plus faibles vs 320 mg/jour pour les revenus les plus élevés ; même phénomène pour les polyphénols de fruits : 52 mg/jour pour les revenus les plus faibles vs 61 mg/jour pour les revenus les plus élevés. A l’inverse, une réduction des polyphénols apportés par le café a été observée avec une augmentation des revenus : 374 mg/jour pour les revenus les plus faibles vs 250 mg/jour pour les revenus les plus élevés.

Enfin, une troisième association aurait été mise en évidence entre la consommation de polyphénols et le niveau d’éducation. En effet, il semblerait que la consommation de polyphénols soit plus importante chez les personnes sans diplôme (polyphénols apportés par le café : 374 mg/jour) que chez les personnes avec un niveau d’éducation supérieur (polyphénols apportés par le café : 286 mg/jour).

Références : www.etude-nutrinet-sante.fr

Une étude randomisée en double aveugle et en cross-over contre placebo, conduite sur 22 sujets sains, a mis en évidence l’efficacité d’une dose unique de trans-resvératrol (250mg ou 500mg) dans l’augmentation du flux sanguin au niveau cérébral pendant la réalisation de tests cognitifs. Cet effet s’est révélé être dose-dépendant.

En revanche, aucune amélioration significative des performances cognitives n’a été mise en évidence après une prise de trans-resvératrol, par rapport aux performances mesurées après la prise du placebo.

Référence: Kennedy DO, Wightman EL, Reay JL, Lietz G, Okello EJ, Wilde A, Haskell CF.,  “Effects of resveratrol on cerebral blood flow variables and cognitive performance in humans: a double-blind, placebo-controlled, crossover investigation”, Am J Clin Nutr. 2010 Mar 31.

Les différents articles du projet d’arrêté sont ainsi analysés scrupuleusement par l’AFSSA, qui estime notamment dans un premier temps qu’il n’y a plus de fondement scientifique à la limite maximale de consommation d’acide alpha linolénique de 2 g/j et à la restriction à 15% de cette dernière dans la fraction lipidique des mélanges à base d’huile de lin vierge ou raffinée, tel que cela est proposé dans l’article 2. L’agence rappelle cependant que des apports très supérieurs à l’Apport Nutrionnel Conseillé (2,2 g/j) d’acide alpha linolénique ne présentent pas d’intérêt nutritionnel et sont de nature à induire un déséquilibre d’apport.

Dans un second temps, l’Afssa se positionne sur les articles concernant les aspects relatifs aux conditions d’utilisation et à l’étiquetage. Ainsi, l’article 3 qui précise entre autre que l’huile de lin vierge doit être présentée dans un conditionnement en matériau opaque d’un volume maximal de 250 ml n’appelle pas de recommandation particulière de l’AFSSA, alors que l’article 5 qui indique les mentions d’étiquetage doit être complété.

Retrouvez l’avis dans son intégralité en cliquant sur le lien suivant : http://www.afssa.fr/

jeudi 24 juin 2010
Catégorie : ALLEGATIONS, Innovation, Sécurité sanitaire | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Une nouvelle boisson anti-alcool au goût tutti frutti est arrivée sur le marché vendredi 18 juin en France.  Elle permettrait de stopper les effets de l’alcool et d’accélérer la chute du taux d’alcoolémie dans le sang. Selon un nutritionniste, le fructose et la vitamine C contenus dans la canette agissent sur le foie pour stimuler la fabrication des enzymes qui viennent décomposer l’alcool ensuite éliminé par voie naturelle. Le fabricant assure qu’il possède des tests cliniques qui prouveraient les vertus de la boisson composée principalement de fructose, d’acidifiants : acide citrique et acide malique, et d’antioxydants : acide ascorbique (vitamine C).

La Prévention routière estimant irresponsable la vente de ce type de produit a demandé l’interdiction de commercialiser la cannette en France.

A ce jour l’AFSSA n’a reçu aucun élément sur ce dossier pour faire l’évaluation du produit et aucune étude n’a montré que le fructose ou la vitamine C apportés par ces « soft drinks » soient susceptibles de faire baisser l’alcoolémie d’autant plus si on considère les différents métabolismes des individus.

Cette allégation devra donc faire l’objet d’une évaluation comme la législation européenne le prévoit pour communiquer sur les vertus de cette boisson.

Référence: http://www.afssa.fr/

Compte tenu d’une augmentation du nombre de cas de botulisme infantile alertée par l’Institut de Veille Sanitaire, l’AFSSA rappelle dernièrement, conformément aux recommandations de l’OMS, qu’il est déconseillé de donner du miel aux enfants de moins d’un an. En effet, le miel semblerait contenir une bactérie, Clostridium botulinum, présente dans l’environnement, le sol, les poussières, qui en contact avec la flore immature des nourrissons se développerait pour produire de la toxine botulique  responsable des symptômes de paralysie musculaire

Référence : www.afssa.fr