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lundi 27 septembre 2010
Catégorie : ACTUALITES, Convictions | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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La période actuelle de transition et évolution réglementaire est , particulièrement difficile pour les industriels évoluant dans le milieu de la Nutrition santé : avis négatifs incessants rendus par l’EFSA lors des soumissions de dossiers d’allégations, doctrine évolutive des administrations Européennes quant à l’autorisation d’utiliser tel ingrédient -a telle dose- selon tel procédé d’obtention, regain des poursuites pour exercice illégal de la pharmacie …

Faut-il arrêter de développer des produits pour autant ? Les actifs naturels sont-ils destinés à être abandonnés, faute de possibilité de communication au vu de l’absence de la reconnaissance de la traditionnalité mis en exergue par l’inexistence de preuves cliniques dans les populations dites saines? Toute l’Europe est-elle soumise aux mêmes règles? Y existe-t-il d’autres statuts permettant de sortir de ce muselage de la communication, Comment apporter les preuves cliniques de l’usage traditionnel et ainsi maintenir/légiférer ses allégations ?

Comment continuer à communiquer sur les bénéfices santé d’un produit dans cette période de mutation réglementaire ?

Ces questions, nous essaierons d’y répondre avec vous lors de ces prochains évènements ou nos experts seront ravis de vous accueillir :

  • Paris  – 12 octobre : Formation « Incidences de la réglementation en Nutrition Santé », organisée par NUTRAVERIS
  • Paris  – 11 octobre : Formation «Beauty from Within 2010 », organisée par Nutraingredients.com ou nous interviendrons sur le thème « Beauty claims – Lessons learnt and moving forward »
  • Las Vegas – 19 au 21 Octobre : Salon Supply Side West
  • Madrid – 16 au 18 novembre: Salon HIE

A très bientôt sur www.nutraveris.com

Cédric BOURGES

Docteur en Pharmacie

L paracasei, probiotique déjà largement étudié pour ses effets sur les défenses naturelles pourrait également apporter un bénéfice sur la carie dentaire.

Une étude récente, randomisée, en double aveugle, contrôlée contre placebo, menée sur 78 volontaires sains a mis en évidence une diminution des bactéries salivaires S. mutans associées aux caries après 2 semaines de supplémentation avec Lactobacillus paracasei GMNL-33, par rapport aux valeurs de départ mais pas par rapport au groupe contrôle.

En effet, les résultats n’ont montrés aucune différence entre les deux groupes mais un intéressant effet du probiotique a été détecté entre les valeurs obtenues à différents temps d’analyse, dans le groupe supplémenté : une réduction significative du nombre de bactéries salivaires S. mutans a été mesurée lors de la dernière semaine d’étude.

Il serait intéressant de confirmer ces résultats lors d’une nouvelle étude, peut-être sur une plus longue durée ou avec de nouvelles doses, afin de mettre en évidence les effets de Lactobacillus paracasei GMNL-33 par rapport à un contrôle.

Référence : Chuang LC, Huang CS, Ou-Yang LW, Lin SY, “Probiotic Lactobacillus paracasei effect on cariogenic bacterial flora”, Clin Oral Investig. 2010 May 26.

jeudi 23 septembre 2010
Catégorie : ALLEGATIONS | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Suite aux commentaires reçus par la Commission Européenne concernant les avis négatifs de l’EFSA sur les cinq demandes d’allégation santé relatives à la minceur déposées par Gencor Pacific Inc. sur l’extrait de Caralluma fimbriata Slimaluma®, l’EFSA a apporté de nouveaux éléments sur l’évaluation des allégations sur le tour de taille et l’appétit.

L’EFSA reconnaît que le tour de taille est corrélé au risque de maladies cardiovasculaires et qu’une réduction de la graisse abdominale conduit généralement à une amélioration des anomalies métaboliques (résistance à l’insuline, altération de la régulation glycémique, hypertriglycéridémie, etc.). Toutefois, l’EFSA précise que le tour de taille peut également changer en réponse aux variations de l’eau corporelle. Ainsi, l’EFSA maintient qu’une relation de cause à effet n’a pas été établie entre la consommation de Slimaluma® et la réduction du tour de taille car :

–      Aucune mesure des changements de graisse abdominale n’a été effectuée,

–      La réduction du tour de taille n’a pas entrainé d’amélioration des troubles métaboliques associés à l’excès de graisse abdominale.

L’EFSA considère que la réduction de l’appétit, conduisant à une réduction de l’apport énergétique pourrait être un effet physiologique bénéfique. Toutefois, l’EFSA maintient qu’une relation de cause à effet n’a pas été établie entre la consommation de Slimaluma® et la réduction d’appétit car :

–       Un seul des 4 critères d’évaluation de l’appétit mesurés était significativement différent par rapport au placebo,

–       Aucune différence significative sur les apports énergétiques n’a été rapportée à J60 par rapport au placebo,

–       La méthode utilisée pour mesurer les changements des apports énergétiques est peu fiable,

–       Le paramètre principal et le calcul de la puissance n’étaient pas rapportés.

Référence : www.ec.europa.eu

Suite à leur argumentaire détaillé, ou les experts reviennent notamment sur le mode d’action des bêta-galactosidases, les conséquences technologiques de leur utilisation ou encore leur intérêt nutritionnel, ils concluent de la manière suivante : « les bêta-galactosidases présentent des intérêts technologiques non négligeables dans les produits laitiers fermentés, dans les crèmes glacées, dans la production de lactosérum ainsi que dans la production de denrées alimentaires contenant du lait ou du lactosérum partiellement délactosés. Cependant, l’Anses considère qu’il n’est pas possible d’évaluer précisément les conséquences technologiques et métaboliques du délactosage en l’absence de données analytiques obtenues sur un produit déterminé. L’Anses estime qu’il ne paraît pas y avoir d’intérêt nutritionnel à diminuer la teneur en lactose des yaourts pour des sujets hypolactasiques en raison d’études montrant une bonne tolérance digestive du lactose dans cette denrée. »

Retrouvez l’avis dans son intégralité en cliquant sur le lien suivant : http://www.afssa.fr

lundi 20 septembre 2010
Catégorie : Innovation | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Une étude menée chez le rat a démontré l’effet analgésique dose-dépendant, d’un extrait de feuilles d’olivier similaire en efficacité à celui de la morphine.

L’olivier, en particulier grâce à son fruit, était déjà bien connu pour sa richesse en acides gras polyinsaturés et ses bénéfices dans la prévention des douleurs articulaires, des maladies cardiovasculaires et du diabète (par exemple).

Ici, les chercheurs ont prouvé son activité analgésique, dont le mécanisme reste à démontrer, qui serait équivalente pour 200mg/kg de masse corporelle à une dose de morphine de 5mg/kg de masse corporelle et pourrait bloquer l’hypersensibilisation à la douleur qui peut subvenir à la fin de l’effet d’une faible dose de cette dernière.

Cette découverte pourrait dans un futur proche aboutir à une utilisation moins fréquente des opiacés, molécules pouvant être lourdes de conséquences pour le sujet, dans la gestion de la douleur.

Références : Esmaeili-Mahani S, Rezaeezadeh-Roukerd M, Esmaeilpour K, Abbasnejad M, Rasoulian B, Sheibani V, Kaeidi A, Hajializadeh Z.  ”Olive (Olea europaea L.) leaf extract elicits antinociceptive activity, potentiates morphine analgesia and suppresses morphine hyperalgesia in rats” J. Ethnopharmacol. 2010 Aug 14. [Epub ahead of print]