Une trop faible consommation de sodium pourrait favoriser les maladies cardiovasculaires.
En estimant la consommation de sodium par la mesure de son excrétion urinaire chez deux cohortes de patients présentant un historique de maladies cardiovasculaires ou de diabète, les auteurs ont évalué le lien entre la consommation de sel et la survenue d’incidents cardiovasculaires (décès d’origine cardiovasculaire, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral ou insuffisance cardiaque). Ce suivi a été réalisé pendant plus de 6 ans chez 28880 sujets. Les résultats confirment la relation entre la survenue des maladies cardiovasculaires et les apports élevés de sodium, avec par exemple 11% de risque supplémentaire de décès pour une forte consommation de sel. Mais, plus intéressant, des apports trop faibles de sodium sont également associés à un risque accru d’insuffisance cardiaque (+5%) et de décès d’origine cardiovasculaire (+9%). A la lumière de cette étude, les recommandations nutritionnelles préconisant une réduction importante de l’apport de sel doivent peut-être être revues pour y insérer une dose minimale de consommation de sel.
Référence : O’Donnell, M. J., S. Yusuf, A. Mente, P. Gao, J. F. Mann, K. Teo, M. McQueen, P. Sleight, A. M. Sharma, A. Dans, J. Probstfield and R. E. Schmieder (2011). « Urinary sodium and potassium excretion and risk of cardiovascular events. » JAMA 306(20): 2229-2238.








