Nutraveris

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jeudi 15 décembre 2011

Derniers avis de l’EFSA sur la santé gastro-intestinale

L’EFSA vient de publier dernièrement 3 avis scientifiques selon l’article 13.5 du Règlement (CE) 1924/2006 relatifs à la santé gastro-intestinale. La fibre de betterave sucrière remporte un avis positif sur l’augmentation du poids des selles, principalement supporté par 2 études cliniques mettant en évidence des résultats significatifs. En effet, les 3 critères requis par le Panel, que sont la caractérisation de l’ingrédient, la relation à la santé et la justification scientifique sont remplis, permettant une issue positive à la demande. Cependant, l’EFSA a également répondu négativement à une demande sur la fibre de betterave sucrière et son effet sur le transit intestinal pour cause de justification scientifique insuffisante. La qualité des études et la méthodologie sont en effet remises en cause.

Une demande d’allégation sur un mélange de β-galacto-oligosaccharides et la réduction d’un inconfort gastrointestinal a également été évaluée négativement par l’EFSA. Il semble que, bien qu’un lien entre l’ingrédient et l’augmentation des bifidobactéries dans l’intestin soit admis, tout comme le lien entre santé et maintien de la fonction gastro-intestinale, il manque la pièce raccordant ces 2 faits reconnus liant l’augmentation des bifidobactéries à la bonne fonction gastro-intestinale.

Au vue de l’ensemble des avis rendus sur cette application, il semble que l’obtention d’une allégation portant sur le maintien de la fonction soit atteignable, mais jusqu’à présent aucune ne porte sur la notion de confort intestinal ou d’amélioration de la fonction.

Pour toute demande concernant l’application « santé gastro-intestinale », n’hésitez pas à contacter nos experts.

mardi 13 décembre 2011

Publication des guidances de l’EFSA se rapportant au stress oxydant et à la santé cardiovasculaire

Suite à la publication d’un document de travail sur la justification scientifique des allégations santé se rapportant au stress oxydant et à la santé cardiovasculaire, l’EFSA vient de publier l’ensemble des commentaires obtenus suite à la consultation publique ouverte sur ce document ainsi que la version finale de ces guidances.

57 différents organismes (organisations gouvernementales et non gouvernementales, industriels, universitaires) ont participé à l’amélioration du document. Cette consultation publique a permis de préciser de nombreux points, principalement en ce qui concerne les marqueurs biologiques valides pour la justification scientifique des allégations. En ce qui concerne les lésions dues au stress oxydant, et malgré les nombreuses demandes présentées, l’EFSA continue de refuser la mesure des TBARS (thiobarbituric acid reactive substance) comme mesure pertinente. Enfin, cette nouvelle version des guidances clarifie les mesures nécessaires pour les allégations se référant à la pression sanguine et au métabolisme de l’homocystéine.

Retrouvez l’ensemble des commentaires des différentes organisations ainsi que la version finale des guidances sur le site de l’EFSA. Pour plus d’information contactez nos experts.

http://www.efsa.europa.eu/

jeudi 8 décembre 2011

Buvons du café pour éviter la déprime !

Une étude observationnelle, réalisée chez plus de 50 000 infirmières américaines pendant 10 ans, arrive à la suprenante conclusion que boire du café préserverait de la dépression.

En effet, les informations sur la consommation de café mais également des autres boissons, (boissons au cola, thé, chocolat) contenant ou non de la caféine, ont été recueillies de 1996 à 2006 par un questionnaire semi-quantitatif. Les apports en caféine eux-mêmes ont aussi été évalués. Une dépression diagnostiquée par un médecin (selon la déclaration des volontaires) ou la prise de médicaments antidépresseurs définissait l’existence d’un syndrome dépressif.

Les résultats montrent que par rapport aux infirmières qui ne consommaient pas de café (moins d’une tasse par semaine) les consommatrices modérées (deux à trois tasses par jour) avaient un risque réduit de 15 % de développer une dépression. Ce risque était diminué de 20 % chez celles qui en consommaient plus de quatre tasses/jour. De même, des apports élevés en caféine (>550 mg/j) étaient associés à une diminution significative de l’incidence des dépressions (-20 %) comparativement à un apport faible (<100 mg/j). En revanche, il n’était pas constaté de relation entre la consommation de café décaféiné et le risque dépressif.

Cette étude ne permet évidemment pas de recommander la consommation de café pour des raisons de santé et encore moins à visée anti-dépressive. Mais les résultats sont avant tout rassurants pour les gros consommateurs de café. Attention toutefois que cette consommation ne soit pas associée à un apport exagéré en sucre et qu’elle n’ait pas d’effet délétère, comme cela peut se voir chez certaines personnes, sur le niveau d’anxiété et la qualité du sommeil.

Référence : Lucas M, Mirzaei F, Pan A, Okereke OI, Willett WC, O’Reilly ÉJ, Koenen K, Ascherio A, “Coffee, caffeine, and risk of depression among women”, Arch Intern Med. 2011 Sep 26;171(17):1571-8.

mardi 6 décembre 2011

La publication de la liste positive d’allégations génériques est imminente ! La fin de la période transitoire annoncée…

Le Règlement (CE) 1924/2006 est la pierre angulaire de la communication pour les denrées alimentaires dans l’Union Européenne. Ce règlement mis en application en juillet 2007 indique notamment qu’il est important que les allégations relatives aux denrées alimentaires puissent être comprises par le consommateur et qu’il convient de les protéger contre des allégations trompeuses. Ainsi, les allégations doivent être exactes, véridiques, compréhensibles et justifiées scientifiquement.

Depuis près de 3 ans, l’EFSA (European Food Safety Authority) évalue des allégations santés génériques déposées par les opérateurs, selon la procédure de l’article 13.1., afin de constituer une liste définitive de celles qui pourront être utilisées.

Sur 4637 allégations soumises, 2758 allégations ont été évaluées en 6 lots successifs pour aboutir à une liste de 222 allégations santé positives approuvées par l’EFSA. Conformément à l’article 13 (3) du règlement (CE) 1924/2006, cette liste a fait l’objet d’un projet de règlement qui a été approuvé aujourd’hui même devant le Comité Permanent de la Chaîne Alimentaire et de la Santé Animale (CP CASA).

La publication de ce règlement devrait intervenir au mois de mars 2012 après approbation du Parlement.

Quatre cas de figure se présentent alors :
- Les allégations ayant reçu un avis positif seront présentes sur la liste communautaire et seront autorisées et utilisables dans toute l’Union Européenne dans la mesure où les conditions d’utilisation seront respectées
- Les allégations ayant reçu un avis négatif seront présentes dans un registre communautaire et ne devront plus figurer sur les outils de communication à la fin de la période de mise en conformité de 6 mois, qui prendra fin courant septembre 2012. Celles-ci seront alors, interdites.
- Les allégations génériques toujours en cours d’évaluation par l’EFSA, seront évaluées par la suite.
- Les allégations toujours utilisées qui n’ont pas été soumises et qui auraient déjà du être retirées depuis des années seront clairement interdites en Mars 2012.

Cette étape décisive appuie nos dernières recommandations sur les bonnes stratégies à mettre en place et sur l’urgence de leur mise en application.

Si vous n’avez pas encore fait le nécessaire, nous avons encore des solutions adaptées à chacun de vos cas.

N’hésitez pas à vous confier à nos experts pour parfaire votre accompagnement sur la bonne voie.

jeudi 1 décembre 2011

NutriNet, les premiers résultats

L’étude NutriNet-Santé (lancée en 2009) va mettre en évidence les comportements alimentaires de la population française et l’adéquation de ces comportements aux recommandations nutritionnelles du PNNS. Les premiers résultats ont montré que l’adéquation aux recommandations du PNNS est moins bonne chez les hommes, les jeunes, les ouvriers, les populations à bas revenus, les fumeurs et les sujets vivant dans les régions Nord et Est de la France. A l’inverse les scores d’adéquation les plus élevés se retrouvent chez les femmes, les cadres supérieurs, les hauts revenus et les sujets vivant dans les régions Méditerranée, Sud-Ouest, Centre-Est et Région Parisienne.
Les recommandations les plus faiblement suivies sont celles concernant la consommation des céréales complètes ou les produits laitiers (53 % sont en dessous). Les sujets ayant les scores d’adéquation aux recommandations nutritionnelles les plus élevés ont un meilleur apport en vitamines et minéraux par rapport à ceux ayant les scores les plus faibles: par exemple pour la vitamine C, 64 % en plus (131 vs 80 mg/j). Chez les sujets de corpulence normale, 34% des hommes et 33% des femmes présentent une forte adéquation aux recommandations alors que chez les sujets obèses, ils sont respectivement 27% et 29% [Unité de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle, 2011].

Avec un nombre suffisant de volontaires et un suivi sur plusieurs années, l’étude NutriNet-Santé permettra d’étudier les effets des différents niveaux comportements alimentaires sur les maladies cardiovasculaires, les cancers, l’obésité, le diabète, l’hypertension, mais également de très nombreuses maladies ayant un cout humain, social et économique important : la polyarthrite rhumatoïde, la dépression, les pathologies digestives, l’ostéoporose, les pathologies thyroïdiennes, les migraines, l’asthme…

Réferences: Unité de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle. Etude NUTRINET SANTE, cohorte pour l’étude des relations nutrition-sante, des comportements alimentaires et de leurs déterminants. Nov 2011