
L’étude NutriNet-Santé (lancée en 2009) va mettre en évidence les comportements alimentaires de la population française et l’adéquation de ces comportements aux recommandations nutritionnelles du PNNS. Les premiers résultats ont montré que l’adéquation aux recommandations du PNNS est moins bonne chez les hommes, les jeunes, les ouvriers, les populations à bas revenus, les fumeurs et les sujets vivant dans les régions Nord et Est de la France. A l’inverse les scores d’adéquation les plus élevés se retrouvent chez les femmes, les cadres supérieurs, les hauts revenus et les sujets vivant dans les régions Méditerranée, Sud-Ouest, Centre-Est et Région Parisienne.
Les recommandations les plus faiblement suivies sont celles concernant la consommation des céréales complètes ou les produits laitiers (53 % sont en dessous). Les sujets ayant les scores d’adéquation aux recommandations nutritionnelles les plus élevés ont un meilleur apport en vitamines et minéraux par rapport à ceux ayant les scores les plus faibles: par exemple pour la vitamine C, 64 % en plus (131 vs 80 mg/j). Chez les sujets de corpulence normale, 34% des hommes et 33% des femmes présentent une forte adéquation aux recommandations alors que chez les sujets obèses, ils sont respectivement 27% et 29% [Unité de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle, 2011].
Avec un nombre suffisant de volontaires et un suivi sur plusieurs années, l’étude NutriNet-Santé permettra d’étudier les effets des différents niveaux comportements alimentaires sur les maladies cardiovasculaires, les cancers, l’obésité, le diabète, l’hypertension, mais également de très nombreuses maladies ayant un cout humain, social et économique important : la polyarthrite rhumatoïde, la dépression, les pathologies digestives, l’ostéoporose, les pathologies thyroïdiennes, les migraines, l’asthme…
Réferences: Unité de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle. Etude NUTRINET SANTE, cohorte pour l’étude des relations nutrition-sante, des comportements alimentaires et de leurs déterminants. Nov 2011