Buvons du café pour éviter la déprime !
En effet, les informations sur la consommation de café mais également des autres boissons, (boissons au cola, thé, chocolat) contenant ou non de la caféine, ont été recueillies de 1996 à 2006 par un questionnaire semi-quantitatif. Les apports en caféine eux-mêmes ont aussi été évalués. Une dépression diagnostiquée par un médecin (selon la déclaration des volontaires) ou la prise de médicaments antidépresseurs définissait l’existence d’un syndrome dépressif.
Les résultats montrent que par rapport aux infirmières qui ne consommaient pas de café (moins d’une tasse par semaine) les consommatrices modérées (deux à trois tasses par jour) avaient un risque réduit de 15 % de développer une dépression. Ce risque était diminué de 20 % chez celles qui en consommaient plus de quatre tasses/jour. De même, des apports élevés en caféine (>550 mg/j) étaient associés à une diminution significative de l’incidence des dépressions (-20 %) comparativement à un apport faible (<100 mg/j). En revanche, il n’était pas constaté de relation entre la consommation de café décaféiné et le risque dépressif.
Cette étude ne permet évidemment pas de recommander la consommation de café pour des raisons de santé et encore moins à visée anti-dépressive. Mais les résultats sont avant tout rassurants pour les gros consommateurs de café. Attention toutefois que cette consommation ne soit pas associée à un apport exagéré en sucre et qu’elle n’ait pas d’effet délétère, comme cela peut se voir chez certaines personnes, sur le niveau d’anxiété et la qualité du sommeil.
Référence : Lucas M, Mirzaei F, Pan A, Okereke OI, Willett WC, O’Reilly ÉJ, Koenen K, Ascherio A, “Coffee, caffeine, and risk of depression among women”, Arch Intern Med. 2011 Sep 26;171(17):1571-8.








