Nutraveris

Catégorie 'Epidémiologie'

mardi 6 mars 2012

La plus importante base de données Américaine confirme la sécurité d’emploi des suppléments

Il n’y a pas eu un seul décès causé par un supplément de vitamine en 2010, selon l’information la plus récente recueillie par le U.S. National Poison Data System. Le nouveau rapport annuel de l’American Association of Poison Control Centers ne montre aucun décès dus à des complexes de vitamines, zéro décès due à l’une des vitamines B, zéro décès due à la vitamine A, C, D ou E, et zéro décès dus à toute autre vitamine.
En outre, aucun décès n’a été lié à un acide aminé ou un minéral dans un complément alimentaire.

Plus de la moitié de la population des États-Unis prend des suppléments nutritionnels quotidiennement. Même si chaque américain ne consommait qu’un seul comprimé par jour, cela représenterait 165.000.000 de doses individuelles par jour, pour un total de plus de 60 milliards de doses par an. Puisque de nombreuses personnes consomment beaucoup plus qu’un seul comprimé de vitamine ou minéral par jour, la consommation réelle est considérablement plus élevée, et la sécurité des suppléments nutritionnels est d’autant plus remarquable.

Plus de 60 milliards de doses de suppléments de vitamines et minéraux sont consommés par an aux Etats-Unis, et pas un seul décès. Pas un seul.

Si les suppléments de vitamines et minéraux sont prétendument si «dangereux», comme la FDA et les médias le communiquent si souvent, alors où sont les preuves ?

Référence : Bronstein AC, Spyker DA, Cantilena LR Jr, Green JL, Rumack BH, Dart RC. 2010 Annual Report of the American Association of Poison Control Centers’ National Poison Data System (NPDS): 28th Annual Report.

mardi 20 septembre 2011

Produits laitiers et risque de développement du diabète de type 2

Une étude récente menée sur 37038 femmes a évalué la relation entre la consommation de produits laitiers pendant l’adolescence et le risque de développer un diabète de type 2 à l’âge adulte. Basé sur un questionnaire nutritionnel et médical réalisé à lors de l’adolescence, puis sur un suivi médical de 7 ans, cette étude montre un effet positif de la consommation de produit laitiers à l’adolescence sur le risque de développer un diabète de type 2 ultérieurement. En effet, les résultats montrent que le risque de développer un diabète de type 2 est 38% plus élevé chez les femmes ayant le plus faible apport de produits laitiers à l’adolescence en comparaison de celles ayant le plus fort apport de produits laitiers.
Bien que les mécanismes sous-jacents à cet effet protecteur ne soient pas connus, l’intérêt des produits laitiers en termes de santé est une nouvelle fois mis en avant.

Référence : Malik V.S., Sun Q. , van Dam R.M., Rimm E.B., Willett W.C., Rosner B., and Hu F.B. « Adolescent dairy product consumption and risk of type 2 diabetes in middle-aged women » Am J Clin Nutr September 2011 94: 854-861

jeudi 10 février 2011

Huit fruits et légumes par jour !

Selon les résultats de la grande étude observationnelle européenne EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition), la consommation de 8 fruits et légumes par jour est associée à une réduction du risque de mortalité par maladie cardiaque ischémique.

Lors de cette étude, plus de 300 000 volontaires issus de 8 pays européens, sans antécédents d’infarctus du myocarde ni accident vasculaire cérébral ont été suivis pendant 8,4 ans en moyenne. Au total, 1636 morts par maladie cardiaque ischémique ont été rapportées. Les volontaires consommant au moins 8 portions (de 80g chacune) de fruits et légumes par jour avaient une diminution significative de 22% du risque d’accident cardio-ischémique fatal par rapport à ceux ayant une consommation inférieure à 3 portions par jour.

Bien que la relation de cause à effet n’ait pas été démontrée et que les mécanismes d’action des fruits et légumes ne soient pas clairs, ces premières observations encouragent à considérer sérieusement ces aliments.

 

Référence : Crowe FL, Roddam AW, Key TJ, Appleby PN, Overvad K, Jakobsen MU, Tjønneland A, Hansen L, Boeing H, Weikert C, Linseisen J, Kaaks R, Trichopoulou A, Misirli G, Lagiou P, Sacerdote C, Pala V, Palli D, Tumino R, Panico S, Bueno-de-Mesquita HB, Boer J, van Gils CH, Beulens JW, Barricarte A, Rodríguez L, Larrañaga N, Sánchez MJ, Tormo MJ, Buckland G, Lund E, Hedblad B, Melander O, Jansson JH, Wennberg P, Wareham NJ, Slimani N, Romieu I, Jenab M, Danesh J, Gallo V, Norat T, Riboli E; European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition (EPIC)-Heart Study Collaborators, “Fruit and vegetable intake and mortality from ischaemic heart disease: results from the European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition (EPIC)-Heart study”, Eur Heart J. 2011 Jan 18. [Epub ahead of print]

jeudi 9 décembre 2010

Consommation excessive de viande : une cause de surpoids ?

A partir de données de l’étude cohorte Epic-Panacea, menée des années 1992 à 2000 sur 103 455 hommes et 270 348 femmes agés de 25 à 70 ans et conduite dans 10 pays de l’Union Européenne, des chercheurs du Royaume Uni, viennent de conclure non seulement que la consommation totale de viande (rouge, blanche et volaille) est associée à la prise de poids chez les hommes et les femmes mais aussi que la diminution de cette consommation de viande peut permettre de perdre du poids. Selon les auteurs, une augmentation de la consommation de viande de 250 g / j (par exemple, un steak à environ 450 kcal) conduirait à un gain de poids supérieur à 2 kg après 5 années.

Il est à noter que la consommation de viande en France est en baisse régulière depuis une dizaine d’année.

Référence : Vergnaud AC, Norat T, Romaguera D, Mouw T, May AM, Travier N, Luan J, Wareham N, Slimani N, Rinaldi S, Couto E, Clavel-Chapelon F, Boutron-Ruault MC, Cottet V, Palli D, Agnoli C, Panico S, Tumino R, Vineis P, Agudo A, Rodriguez L, Sanchez MJ, Amiano P, Barricarte A, Huerta JM, Key TJ, Spencer EA, Bueno-de-Mesquita B, Büchner FL, Orfanos P, Naska A, Trichopoulou A, Rohrmann S, Hermann S, Boeing H, Buijsse B, Johansson I, Hellstrom V, Manjer J, Wirfält E, Jakobsen MU, Overvad K, Tjonneland A, Halkjaer J, Lund E, Braaten T, Engeset D, Odysseos A, Riboli E, Peeters PH, “Meat consumption and prospective weight change in participants of the EPIC-PANACEA study”, Am J Clin Nutr. 2010 Aug;92(2):398-407. Am J Clin Nutr. 2010 Nov;92(5):1274-5; author reply 1275-6.

jeudi 22 juillet 2010

Profils nutritionnels : détermination d’un modèle promouvant un régime alimentaire sain

Dans cette étude d’observation réalisée sur des adultes via une enquête alimentaire, les auteurs ont mis en évidence un modèle adapté pour promouvoir un régime alimentaire sain. 15 catégories d’aliments ont été identifiées et 4 groupes distincts d’individus ont été établis en fonction de la qualité du régime alimentaire des participants (du plus sain au moins sain), groupes qui ont été comparés selon les différences de calories consommées de chaque catégorie d’aliments et selon la qualité nutritionnelle des aliments consommés au sein de chaque catégorie.

Les résultats ont montrés que dans le groupe bénéficiant de la meilleure qualité de régime alimentaire, les sujets consommaient plus de fruits et légumes, de poisson, de céréales de petit déjeuner, et moins de viande et de produits carnés que les groupes ayant un régime alimentaire moins sain. Ces aliments consommés par le groupe bénéficiant de la meilleure qualité nutritionnelle étaient plus sains que ceux consommées par les autres groupes. Les auteurs ont conclu que le modèle le plus adapté pour promouvoir un régime alimentaire sain devrait être un modèle de classification par catégories, mais avec un nombre limité de catégories. En effet, il est certain que les modèles qui utilisent un grand nombre de catégories sont inutiles pour la promotion d’une alimentation saine.

Référence : P Scarborough, C Arambepola, A Kaur, P Bhatnagar and M Rayner, “Should nutrient profile models be ‘category specific’ or ‘across-the-board’? A comparison of the two systems using diets of British adults”, European Journal of Clinical Nutrition (2010) 64, 553–560.