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Catégorie 'Epidémiologie'

jeudi 22 juillet 2010
Catégorie : Epidémiologie, profils nutritionnels | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Dans cette étude d’observation réalisée sur des adultes via une enquête alimentaire, les auteurs ont mis en évidence un modèle adapté pour promouvoir un régime alimentaire sain. 15 catégories d’aliments ont été identifiées et 4 groupes distincts d’individus ont été établis en fonction de la qualité du régime alimentaire des participants (du plus sain au moins sain), groupes qui ont été comparés selon les différences de calories consommées de chaque catégorie d’aliments et selon la qualité nutritionnelle des aliments consommés au sein de chaque catégorie.

Les résultats ont montrés que dans le groupe bénéficiant de la meilleure qualité de régime alimentaire, les sujets consommaient plus de fruits et légumes, de poisson, de céréales de petit déjeuner, et moins de viande et de produits carnés que les groupes ayant un régime alimentaire moins sain. Ces aliments consommés par le groupe bénéficiant de la meilleure qualité nutritionnelle étaient plus sains que ceux consommées par les autres groupes. Les auteurs ont conclu que le modèle le plus adapté pour promouvoir un régime alimentaire sain devrait être un modèle de classification par catégories, mais avec un nombre limité de catégories. En effet, il est certain que les modèles qui utilisent un grand nombre de catégories sont inutiles pour la promotion d’une alimentation saine.

Référence : P Scarborough, C Arambepola, A Kaur, P Bhatnagar and M Rayner, “Should nutrient profile models be ‘category specific’ or ‘across-the-board’? A comparison of the two systems using diets of British adults”, European Journal of Clinical Nutrition (2010) 64, 553–560.

lundi 5 juillet 2010
Catégorie : Epidémiologie | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Selon une étude d’observation menée sur 3503 seniors (plus de 65 ans) pendant une durée moyenne de 7.2 années, dont le but était de déterminer la relation entre apports alimentaires en vitamines B6, acide folique et vitamines B12, et la survenue de symptômes liés à la dépression chez des personnes âgées, les auteurs ont montré une diminution de 2% par an des risques de développer des symptômes liés à la dépression pour un apport augmenté en vitamine B6 et B12 de 10 mg et de 10 microgrammes respectivement.
Toutefois aucune donnée ne permet d’attester de l’effet de l’acide folique.

L’application dépression, pour laquelle nous avons développé une expertise à travers la formulation de produits, peut également  être abordée avec d’autres actifs innovants et ayant fait preuve de leur bénéfice.

Référence : Skarupski KA, Tangney C, Li H, Ouyang B, Evans DA, Morris MC, “Longitudinal association of vitamin B-6, folate, and vitamin B-12 with depressive symptoms among older adults over time”, Am J Clin Nutr. 2010 June; 2 [Epub ahead of print]

lundi 28 juin 2010
Catégorie : Epidémiologie, Preuves cliniques | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Déjà plus d’un an que l’étude Nutrinet a été lancée et déjà 131 342 nutrinautes incrits. Pour la première fois et via une base de données sur la composition en polyphénols des aliments, il a été possible de quantifier les polyphénols dans l’alimentation, en se basant sur 108 168 questionnaires alimentaires, correspondant à des enregistrements de 24 h saisis par les Nutrinautes.

Les apports moyens en polyphénols alimentaires sont de 855 mg/jour pour les hommes et 816 mg/jour pour les femmes. Il semblerait que leur consommation augmente avec l’âge (en moyenne : 500 mg/jour chez les 18-15 ans vs 900 mg/jour chez les plus de 55 ans).

Les principales sources alimentaires de ces polyphénols sont le café (36,9%), le thé (33,6%), le chocolat (10,4%), les fruits et légumes (7,4%) et le vin (7,2%).

L’apport alimentaire de polyphénols totaux représente 48,3% des apports totaux en antioxydants, ce qui leur confère un rôle non négligeable.

Des associations ont déjà été observées entre apports de polyphénols et caractéristiques socio-démographiques, mais elles nécessitent d’être confirmées avec un plus grand nombre de données.

Cependant, on peut d’ores et déjà constater peu de différence d’apports entre les régions, mais une grande disparité sur les aliments contributeurs. En effet, chez les hommes, la quantité de polyphénols apportée par le café représente 405 mg/jour dans la région du Nord, vs 241 mg/jour dans la région Méditerranée. De même, chez les femmes, la quantité de polyphénols apportée par le thé représente 240 mg/jour dans la région Nord, vs 313 mg/jour dans la région Méditerranée.

Une autre relation a été mise en évidence entre les polyphénols et les revenus. En effet, une augmentation de la consommation de polyphénols a été observée avec l’augmentation du niveau de revenus (en particulier chez les femmes) : un apport de 236 mg/jour en moyenne de polyphénols de thé pour les revenus les plus faibles vs 320 mg/jour pour les revenus les plus élevés ; même phénomène pour les polyphénols de fruits : 52 mg/jour pour les revenus les plus faibles vs 61 mg/jour pour les revenus les plus élevés. A l’inverse, une réduction des polyphénols apportés par le café a été observée avec une augmentation des revenus : 374 mg/jour pour les revenus les plus faibles vs 250 mg/jour pour les revenus les plus élevés.

Enfin, une troisième association aurait été mise en évidence entre la consommation de polyphénols et le niveau d’éducation. En effet, il semblerait que la consommation de polyphénols soit plus importante chez les personnes sans diplôme (polyphénols apportés par le café : 374 mg/jour) que chez les personnes avec un niveau d’éducation supérieur (polyphénols apportés par le café : 286 mg/jour).

Références : www.etude-nutrinet-sante.fr

lundi 7 juin 2010
Catégorie : Epidémiologie | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Selon une étude prospective récente, conduite chez 100 femmes enceintes, un faible statut en acide folique (ainsi que de faibles apports totaux en acide folique) mesuré en début de grossesse (14 semaines) serait corrélé de façon statistiquement significative (p<0,03) à une augmentation du risque d’hyperactivité chez les enfants à naître (les troubles du comportement ont été évalués à l’âge moyen de 8,75 ans).

Ces résultats, qui méritent néanmoins d’être validés par de nouvelles études, ne font que renforcer la légitimité des recommandations actuelles en Europe, qui encouragent une supplémentation en acide folique à la dose de 400µg/ jour chez les femmes en désir de grossesse et jusqu’à 12 semaines de grossesse afin de réduire le risque d’anomalies du tube neural.

Référence: Schlotz W, Jones A, Phillips DI, Gale CR, Robinson SM, Godfrey KM., “Lower maternal folate status in early pregnancy is associated with childhood hyperactivity and peer problems in offspring”, J Child Psychol Psychiatry. 2010 May;51(5):594-602.

vendredi 14 mai 2010
Catégorie : Epidémiologie, Preuves cliniques | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Une étude d’observation a suivi 216 adolescents, de leur naissance jusqu’à leur 16 ans environ a établi que la consommation en graisses et en magnésium pendant le 3ème trimestre de la grossesse chez la mère, ainsi que l’allaitement, influençaient la santé osseuse de l’enfant.

En effet, un apport en lipides était négativement corrélé à la densité minérale osseuse du col du fémur et de la colonne vertébrale, contrairement au magnésium et au lait maternel qui ont montré des corrélations positives avec la densité minérale osseuse de la colonne vertébrale notamment.

Référence : Yin J, Dwyer T, Riley M, Cochrane J, Jones G. “The association between maternal diet during pregnancy and bone mass of the children at age 16”. Eur J Clin Nutr. 2010 Feb;64(2):131-7. Epub 2009 Sep 16.