Nutraveris

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jeudi 1 décembre 2011

NutriNet, les premiers résultats

L’étude NutriNet-Santé (lancée en 2009) va mettre en évidence les comportements alimentaires de la population française et l’adéquation de ces comportements aux recommandations nutritionnelles du PNNS. Les premiers résultats ont montré que l’adéquation aux recommandations du PNNS est moins bonne chez les hommes, les jeunes, les ouvriers, les populations à bas revenus, les fumeurs et les sujets vivant dans les régions Nord et Est de la France. A l’inverse les scores d’adéquation les plus élevés se retrouvent chez les femmes, les cadres supérieurs, les hauts revenus et les sujets vivant dans les régions Méditerranée, Sud-Ouest, Centre-Est et Région Parisienne.
Les recommandations les plus faiblement suivies sont celles concernant la consommation des céréales complètes ou les produits laitiers (53 % sont en dessous). Les sujets ayant les scores d’adéquation aux recommandations nutritionnelles les plus élevés ont un meilleur apport en vitamines et minéraux par rapport à ceux ayant les scores les plus faibles: par exemple pour la vitamine C, 64 % en plus (131 vs 80 mg/j). Chez les sujets de corpulence normale, 34% des hommes et 33% des femmes présentent une forte adéquation aux recommandations alors que chez les sujets obèses, ils sont respectivement 27% et 29% [Unité de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle, 2011].

Avec un nombre suffisant de volontaires et un suivi sur plusieurs années, l’étude NutriNet-Santé permettra d’étudier les effets des différents niveaux comportements alimentaires sur les maladies cardiovasculaires, les cancers, l’obésité, le diabète, l’hypertension, mais également de très nombreuses maladies ayant un cout humain, social et économique important : la polyarthrite rhumatoïde, la dépression, les pathologies digestives, l’ostéoporose, les pathologies thyroïdiennes, les migraines, l’asthme…

Réferences: Unité de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle. Etude NUTRINET SANTE, cohorte pour l’étude des relations nutrition-sante, des comportements alimentaires et de leurs déterminants. Nov 2011

mardi 8 novembre 2011

Avis de l’ANSES relatif à une demande d’autorisation de mise sur le marché d’un nouvel aliment par la procédure de notification d’équivalence substantielle : huile d’amandon de mirabelle

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a été saisie par la DGCCRF d’une demande d’avis relatif à une demande d’autorisation de mise sur le marché d’un nouvel aliment dans le cadre du règlement 258/97/CE par la procédure de notification d’équivalence substantielle : huile d’amandon de mirabelle.

Afin de statuer sur l’équivalence en substance et sur la sécurité de l’huile d’amandon de mirabelle, les CES NUT et RCCP estiment que des compléments d’informations sont nécessaires. Ainsi, certaines données comme notamment l’identité et les caractéristiques botaniques de la plante, la constance de la qualité de l’huile produite, les conditions d’utilisation et les niveaux d’utilisation prévus sont demandées. Des évaluations du risque sont également requises (la prise en compte du risque chronique liés à la présence de cyanure, risque lié aux quantités élevées de benzaldéhyde, risque allergique…)

jeudi 13 octobre 2011

Retrouvez Nutraveris au Supply Side West de Las Végas

Retrouvez Nutraveris au Supply Side West de Las Végas

Nutraveris, le leader Européen du conseil scientifique et réglementaire en nutrition santé sera présent au prochain Supply Side West du 10 au 14 octobre.

Référence : http://www.supplysideshow.com/2011/west/

mardi 11 octobre 2011

L’avis de l’EFSA sur le glucomannan

L’avis positif de l’EFSA sur l’allégation relative à l’effet du glucomannan sur la perte de poids soulève des questions. En effet, cet avis est supporté par 9 études cliniques. Ces études sont toutes de bonne qualité, elles ont été randomisées, menées en double aveugle contre placébo. La plupart d’entre-elles n’ont pas apporté de résultats significatifs de l’effet bénéfique du glucomannan sur la perte de poids. Cependant, l’EFSA a apporté une preuve supplémentaire avec l’étude de Keithley and Swanson de 2005 qui informe du mécanisme d’action du glucomannan.

Cet ingrédient bénéficie donc d’une allégation sur la perte de poids validée par l’EFSA tout en étant soutenu par peu de preuves scientifiques.

Au Japon, le konjac (Amorphophallus konjac), d’où est extrait le glucomannan, est déjà considéré comme un aliment fonctionnel depuis plusieurs années grâce aux études publiées prouvant son efficacité sur la perte de poids ainsi que d’autres applications.

EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies (NDA); Scientific Opinion on the substantiation of health claims related to konjac mannan (glucomannan) and reduction of body weight (ID 854, 1556, 3725), reduction of post-prandial glycaemic responses (ID 1559), maintenance of normal blood glucose concentrations (ID 835, 3724), maintenance of normal (fasting) blood concentrations of triglycerides (ID 3217), maintenance of normal blood cholesterol concentrations (ID 3100, 3217), maintenance of normal bowel function (ID 834, 1557, 3901) and decreasing potentially pathogenic intestinal microorganisms (ID 1558) pursuant to Article 13(1) of Regulation (EC) No 1924/2006. EFSA Journal 2010;8(10):1798. [27 pp.].

Keithley J and Swanson B. Glucomannan and obesity: a critical review. Alternative Therapies in Health and Medicine. 2005;11:30-34.

mardi 4 octobre 2011

De nouvelles législations sur l’alimentation

Depuis la parution au journal officiel des nouvelles règles nutritionnelles imposées aux restaurations collectives, les repas servit dans les cantines françaises vont devoir changer. Ces règles ont pour but de veiller à la structure des repas, de garantir une variété suffisante et de limiter les apports de graisses. Pour cela, les repas frits seront limités à 4 repas sur 20. Parmi les autres mesures, le pain et l’eau seront à disposition sans restriction. Inversement, le sel et les sauces ne seront plus en libre-service. Ces nouvelles règles sont applicables dès aujourd’hui pour les cantines servant plus de 80 repas par jour.

Le Danemark a été beaucoup plus loin en imposant une taxe sur le gras. Après la taxe sur les boissons sucrées discutée en France, le Danemark est le premier pays à imposer une telle taxe sur l’ensemble des produits riches en gras. Son montant a été fixé à 16 couronnes (2,5 euros) par kilo de graisses saturées et concerne les produits, Danois ou importés, contenant plus de 2,3 % d’acides gras saturés. Une augmentation non négligeable des prix est donc attendue (par ex. 40 centimes d’euro de plus sur une plaquette de beurre). Afin de lutter contre l’obésité, cette loi impose donc les aliments les plus préjudiciables en termes de santé publique, mais pourrait induire une inégalité sociale dans la mesure où les classes défavorisées sont celles qui consomment le plus de produits gras.