Nutraveris
mardi 17 janvier 2012

Avis négatif pour la glucosamine et l’articulation, la série continue !

Ce nouvel avis négatif sur la glucosamine pour l’application articulation en article 13.5 fait suite à celui sur la réduction de la dégénérescence du cartilage et la réduction du risque de développement d’ostéoarthrose en article 14. Précédemment déjà, la glucosamine seule ou en combinaison avec de la chondroïtine sulphate avait déjà été rejetée pour le maintien de l’articulation en article 13.1.

Pour autant, l’EFSA accepte :
• La caractérisation : The food constituent that is the subject of the health claim is glucosamine, is sufficiently characterised.
• Le bénéfice santé : The claimed effect is “contributes to the protection of joint cartilage exposed to excessive motion or loading and helps to improve the range of motion in joints”. Maintenance of joints is a beneficial physiological effect.
• La population cible : The target population proposed by the applicant is healthy individuals exposed to excessive load on the joints.

Mais l’EFSA continue à réfuter les preuves scientifiques d’efficacité. L’autorité considère que les données présentées ne permettent pas d’établir que des sujets blessés au genou sont représentatifs de la population cible (sujets sains exposés à une charge excessive sur les articulations) au regard du statut des tissus articulaires. Par conséquent, pour l’EFSA, les résultats d’études menées sur des sujets blessés au genou ne peuvent pas être extrapolés à la population cible.

Pour cette application « articulation » (et comme les autres), nous avons anticipé, et exprimé, il y a longtemps dans une interview pour Nutraingredients qu’il est indispensable de prouver l’efficacité d’un ingrédient chez des sujets sains. Le choix des sujets de l’étude est crucial pour son utilisation dans le cadre d’une demande d’allégation. De plus, nous avons mis en pratique nos recommandations et obtenus des résultats positifs sur l’articulation dans une population de sujets sains.

Toutes les allégations sont accessibles en ligne sur Nutraveris’on line.

Pour toute question concernant l’application articulaire, étude clinique ou demande d’allégation, contactez nos experts.

jeudi 12 janvier 2012

Avis négatif de l’EFSA pour l’effet de l’huile à base de diacylglycérol sur le poids

Le panel NDA a rendu un avis sur la justification scientifique d’une allégation santé concernant l’huile à base de diacylglycérols (diglycérides) et la réduction du poids conformément à l’article 13.5 du règlement 1924/2006. L’huile de diacylglycérols (DAG) et les huiles végétales de composition similaire en acide gras contenant principalement des triacylglycérols (TGA >90%) que l’huile de DAG devrait remplacer dans le but d’obtenir l’effet revendiqué, sont suffisamment caractérisées. De plus, l’EFSA a défini que la perte de poids est un bénéfice physiologique pour les sujets en surpoids. En effet, quelques ingrédients ont reçu un avis positif pour leurs bénéfices sur le poids comme le glucomannan. Mais l’EFSA a donné un avis négatif au DAG comme les snacks hypo-calorique (produits KOT) pour la réduction de poids, en septembre dernier.
Cependant, les résultats de six essais cliniques randomisés, contrôlés, évaluant l’effet de l’huile de DAG (en remplacement des huiles de TAG) sur le poids corporel, ne sont pas concluants et sans rapport avec la dose de DAG, le nombre de sujets ou la durée de l’étude, et les preuves fournies pour expliquer le mécanisme d’action par lequel l’huile de DAG pourrait exercer son action chez l’homme ne sont pas convaincantes. Une méta-analyse non publiée sur les effets de l’huile de DAG (par rapport aux huiles de TAG) sur le poids chez l’homme a été prise en compte. Cette étude comportait des sources de biais et n’a pas permis d’apporter d’informations supplémentaires pour la justification scientifique de l’allégation. Le panel a conclu qu’une relation de case à effet n’a pas été établie entre la consommation d’huile à base de diacylglycérols et la perte de poids.
Cet avis montre que d’autres études cliniques sont nécessaires pour obtenir une allégation acceptée par le groupe scientifique NDA concernant les effets des ingrédients sur la perte de poids et les experts du cabinet de conseil Nutraveris peuvent vous aider à élaborer des protocoles d’étude clinique pour obtenir des allégations autorisées.

Références : EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies (NDA); Scientific Opinion on the substantiation of a health claim related to diacylglycerol (DAG) oil and reduction of body weight pursuant to Article 13(5) of Regulation (EC) No 1924/2006. EFSA Journal 2011;9(12):2469. [17 pp].
EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies (NDA); Scientific Opinion on the substantiation of a health claim related to “hypo-caloric snacks (KOT products)” and “contributes to reduce adipocyte size at the abdominal level in the context of a low-calorie diet” pursuant to Article 13(5) of Regulation (EC) No 1924/2006. EFSA Journal 2011;9(9):2381. [10 pp.].
EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies (NDA); Scientific Opinion on the substantiation of health claims related to konjac mannan (glucomannan) and reduction of body weight (ID 854, 1556, 3725), reduction of post-prandial glycaemic responses (ID 1559), maintenance of normal blood glucose concentrations (ID 835, 3724), maintenance of normal (fasting) blood concentrations of triglycerides (ID 3217), maintenance of normal blood cholesterol concentrations (ID 3100, 3217), maintenance of normal bowel function (ID 834, 1557, 3901) and decreasing potentially pathogenic intestinal microorganisms (ID 1558) pursuant to Article 13(1) of Regulation (EC) No 1924/2006. EFSA Journal 2010;8(10):1798. [27 pp.].
jeudi 15 décembre 2011

Derniers avis de l’EFSA sur la santé gastro-intestinale

L’EFSA vient de publier dernièrement 3 avis scientifiques selon l’article 13.5 du Règlement (CE) 1924/2006 relatifs à la santé gastro-intestinale. La fibre de betterave sucrière remporte un avis positif sur l’augmentation du poids des selles, principalement supporté par 2 études cliniques mettant en évidence des résultats significatifs. En effet, les 3 critères requis par le Panel, que sont la caractérisation de l’ingrédient, la relation à la santé et la justification scientifique sont remplis, permettant une issue positive à la demande. Cependant, l’EFSA a également répondu négativement à une demande sur la fibre de betterave sucrière et son effet sur le transit intestinal pour cause de justification scientifique insuffisante. La qualité des études et la méthodologie sont en effet remises en cause.

Une demande d’allégation sur un mélange de β-galacto-oligosaccharides et la réduction d’un inconfort gastrointestinal a également été évaluée négativement par l’EFSA. Il semble que, bien qu’un lien entre l’ingrédient et l’augmentation des bifidobactéries dans l’intestin soit admis, tout comme le lien entre santé et maintien de la fonction gastro-intestinale, il manque la pièce raccordant ces 2 faits reconnus liant l’augmentation des bifidobactéries à la bonne fonction gastro-intestinale.

Au vue de l’ensemble des avis rendus sur cette application, il semble que l’obtention d’une allégation portant sur le maintien de la fonction soit atteignable, mais jusqu’à présent aucune ne porte sur la notion de confort intestinal ou d’amélioration de la fonction.

Pour toute demande concernant l’application « santé gastro-intestinale », n’hésitez pas à contacter nos experts.

mardi 13 décembre 2011

Publication des guidances de l’EFSA se rapportant au stress oxydant et à la santé cardiovasculaire

Suite à la publication d’un document de travail sur la justification scientifique des allégations santé se rapportant au stress oxydant et à la santé cardiovasculaire, l’EFSA vient de publier l’ensemble des commentaires obtenus suite à la consultation publique ouverte sur ce document ainsi que la version finale de ces guidances.

57 différents organismes (organisations gouvernementales et non gouvernementales, industriels, universitaires) ont participé à l’amélioration du document. Cette consultation publique a permis de préciser de nombreux points, principalement en ce qui concerne les marqueurs biologiques valides pour la justification scientifique des allégations. En ce qui concerne les lésions dues au stress oxydant, et malgré les nombreuses demandes présentées, l’EFSA continue de refuser la mesure des TBARS (thiobarbituric acid reactive substance) comme mesure pertinente. Enfin, cette nouvelle version des guidances clarifie les mesures nécessaires pour les allégations se référant à la pression sanguine et au métabolisme de l’homocystéine.

Retrouvez l’ensemble des commentaires des différentes organisations ainsi que la version finale des guidances sur le site de l’EFSA. Pour plus d’information contactez nos experts.

http://www.efsa.europa.eu/

jeudi 8 décembre 2011

Buvons du café pour éviter la déprime !

Une étude observationnelle, réalisée chez plus de 50 000 infirmières américaines pendant 10 ans, arrive à la suprenante conclusion que boire du café préserverait de la dépression.

En effet, les informations sur la consommation de café mais également des autres boissons, (boissons au cola, thé, chocolat) contenant ou non de la caféine, ont été recueillies de 1996 à 2006 par un questionnaire semi-quantitatif. Les apports en caféine eux-mêmes ont aussi été évalués. Une dépression diagnostiquée par un médecin (selon la déclaration des volontaires) ou la prise de médicaments antidépresseurs définissait l’existence d’un syndrome dépressif.

Les résultats montrent que par rapport aux infirmières qui ne consommaient pas de café (moins d’une tasse par semaine) les consommatrices modérées (deux à trois tasses par jour) avaient un risque réduit de 15 % de développer une dépression. Ce risque était diminué de 20 % chez celles qui en consommaient plus de quatre tasses/jour. De même, des apports élevés en caféine (>550 mg/j) étaient associés à une diminution significative de l’incidence des dépressions (-20 %) comparativement à un apport faible (<100 mg/j). En revanche, il n’était pas constaté de relation entre la consommation de café décaféiné et le risque dépressif.

Cette étude ne permet évidemment pas de recommander la consommation de café pour des raisons de santé et encore moins à visée anti-dépressive. Mais les résultats sont avant tout rassurants pour les gros consommateurs de café. Attention toutefois que cette consommation ne soit pas associée à un apport exagéré en sucre et qu’elle n’ait pas d’effet délétère, comme cela peut se voir chez certaines personnes, sur le niveau d’anxiété et la qualité du sommeil.

Référence : Lucas M, Mirzaei F, Pan A, Okereke OI, Willett WC, O’Reilly ÉJ, Koenen K, Ascherio A, “Coffee, caffeine, and risk of depression among women”, Arch Intern Med. 2011 Sep 26;171(17):1571-8.