Nutraveris
lundi 8 février 2010

Addiction au chocolat : Barry Callebaut permet de déculpabiliser

Selon Hans Vriens, Responsable de l’innovation au sein de la société Barry Callebaut, des projets en cours consisteraient à développer des produits « santé » à base de chocolat.

A titre d’exemple, des barres de chocolat pourraient être utilisées comme vecteurs pour des ingrédients à action prébiotique, avec une efficacité 3 fois supérieure à celle de boissons lactées. Le chocolat se prêterait aussi à un enrichissement en acides gras oméga 3.

Parmi les autres développements en cours : un chocolat non cariogène et une fève de cacao au pouvoir antioxydant optimisé.

Si la teneur naturelle du cacao en polyphénols n’était pas un argument suffisant, ces innovations pourraient faire définitivement déculpabiliser les consommateurs « accros » au chocolat.

Les antioxydants, bénéfiques ou pas selon les applications : un nouvel exemple.

Le bêta-carotène, très bon antioxydant largement reconnu et utilisé notamment dans les produits solaires avait déjà perdu beaucoup de son crédit suite aux données obtenues chez les fumeurs chez qui il serait dangereux. La situation se reproduit avec cette revue qui met en avant la diminution du risque de développer une DMLA avec la consommation de certains antioxydants (lutéine/zéaxanthine, vitamines B, zinc et DHA), mais une augmentation du risque suit la consommation de bêta-carotène et de vitamine E.

Ces données illustrent bien la nécessité d’apporter à la fois les preuves d’efficacité et de sécurité des actifs utilisés en nutrition santé car un même actif peut aussi bien être bénéfique que dangereux, ce qui est encore plus vrai pour les antioxydants qui de part leur fonction deviennent pro-oxydants.

Référence : Johnson EJ. Age-related macular degeneration and antioxidant vitamins: recent findings. Curr Opin Clin Nutr Metab Care. 2009 Oct 16

Une nouvelle étude clinique pour l’ingrédient santé Cacti-Nea™

Cacti-Nea™, un extrait de figue de barbarie développé par les laboratoires Bioserae, a fait récemment l’objet d’une étude clinique dans le but de confirmer son effet diurétique et son action sur le contrôle du poids chez l’homme.

Retrouvez toutes les données scientifiques synthétisées de cet ingrédient sur la base de données Nutraveris’On Line.

Probiotiques et santé urogénitale, comment alléguer ?

Cette revue présentant l’intérêt de certains probiotiques pour maintenir la santé urogénitale nous fait se rappeler que toutes les allégations de santé déposées sur les probiotiques se sont soldées par un avis négatif de l’EFSA car les souches n’ont pas été suffisamment caractérisées.
L’effet des probiotiques étant souche-spécifique et dose-dépendant, les experts du NDA panel n’ont pas pu accepter les effets revendiqués sur des probiotiques insuffisamment caractérisés. Une caractérisation phénotypique est insuffisante et doit être complétée par une caractérisation génotypique.

Le microorganisme est considéré suffisamment caractérisé lorsqu’il rempli les deux conditions suivantes :

• Identification des espèces par hybridation ADN-ADN ou l’analyse de séquences d’ARNr 16S.

• Identification des souches par ADN macrorestriction suivie d’une PFGE (pulsed-field gel electrophoresis), RAPD (random amplified polymorphic DNA), ARDRA (amplified 16S rDNA restriction analysis), ou toute autre méthode de génotypage reconnu internationalement.

Référence : Reid G, Dols J, Miller W. Targeting the vaginal microbiota with probiotics as a means to counteract infections. Curr Opin Clin Nutr Metab Care. 2009 Nov;12(6):583-7

Chocolat riche en flavanols photoprotecteur de la peau

Une étude randomisée et en double-aveugle a mis en évidence que 20 g de chocolat noir riche en flavanols consommé quotidiennement pendant 12 semaines avaient un effet photoprotecteur de la peau contre les UV.
Un moyen gourmand, en plus des crèmes solaires indispensables, pour protéger sa peau des rayons du soleil.

Référence : Williams S, Tamburic S, Lally C. “Eating chocolate can significantly protect the skin from UV light”. J Cosmet Dermatol. 2009 Sep;8(3):169-73.