Nutraveris
jeudi 5 juillet 2012

Prévention des défauts de fermeture du tube neural par l’acide folique (vitamine B9) et le myo-inositol

Les anomalies du tube neural peuvent être prévenues avec une prise périconceptionnelle d’acide folique dans environ 70 % des cas. Cependant, une proportion de cas de malformations du tube neural pourrait être résistante à l’acide folique. Des isomères de l’inositol peuvent empêcher les anomalies du tube neural résistantes aux folates chez la souris, ce qui suggère que certains cas de malformations du tube neural chez l’Homme pourraient bénéficier de la supplémentation en inositol. Douze femmes caucasiennes enceintes provenant de différentes parties de l’Italie ayant eu au moins une grossesse précédemment touchée par une anomalie du tube neural ont reçu une supplémentation périconceptionnelle de myo-inositol et d’acide folique. Suite à cette supplémentation, tous les bébés sont nés sans aucune malformation du tube neural. L’association acide folique et inositol permettrait donc d’empêcher les anomalies du tube neural.

Références: Cavalli P, Tonni G, Grosso E, Poggiani C. Effects of inositol supplementation in a cohort of mothers at risk of producing an NTD pregnancy. Birth Defects Res A Clin Mol Teratol. 2011 Nov;91(11):962-5.

jeudi 28 juin 2012

L’Anses rend un premier avis sur les bénéfices/risques des édulcorants intenses : focus sur la femme enceinte

L’Anses s’est autosaisie le 30 juin 2011 d’une évaluation des bénéfices et des risques sanitaires nutritionnels des édulcorants intenses suite à la publication de 2 études soulevant des interrogations quant à leur sécurité (cf brèves du 17 janvier 2011, 8 mars 2011 et du 24 mars 2011). L’évaluation est toujours en cours, toutefois les premiers résultats viennent d’être publiés ciblant la femme en période de grossesse. Concernant le risque potentiel, l’Anses estime que les données scientifiques disponibles chez la femme enceinte sont insuffisantes pour conclure. En outre, l’Anses souligne l’absence d’étude permettant de démontrer le bénéfice nutritionnel propre à cette consommation chez la femme enceinte.

Ces conclusions seront complétées au regard des travaux de l’Anses concernant la population générale, dont les analyses pourraient être extrapolées aux femmes enceintes. Le cas échéant, des recommandations pourront être émises sur la base de l’ensemble des données disponibles.

Il est à noter que les conclusions de l’EFSA concernant la ré-évaluation éventuelle des doses journalières admissibles (DJA) des édulcorants intenses sont attendues fin 2012.

Référence : www.anses.fr

mardi 26 juin 2012

Les phytostérols…baissent le cholestérol mais favoriseraient l’athérosclérose ?

Une revue présente l’influence des phytostérols sur le dévelopement de l’athérosclérose. L’effet des phytostérols pour réduire le cholestérol plasmatique est prouvé par plusieurs études, mais l’utilité des phytostérols pour prévenir les maladies cardiovasculaires reste controversée. Les phytostérols sembleraient également induire l’inflammation et la reduction de l’efflux de cholesterol des macrophages, des conditions directement impliquées dans le développement de l’athérosclérose.

Rapporté au problème majeur des allégations en nutrition santé, on peut s’interroger sur l’intérêt de réduire le cholestérol par des phytostérols qui entraîneraient l’athérosclérose, et alors pourquoi ces ingrédients bénéficient-ils d’allégations lorsque d’autres, tels que les plantes, sont systématiquement dénigrés par l’EFSA !

Référence: Lottenberg AM, Bombo RP, Ilha A, Nunes VS, Nakandakare ER, Quintão EC. Do clinical and experimental investigations support an antiatherogenic role for dietary phytosterols/stanols? IUBMB Life. 2012 Apr;64(4):296-306.

jeudi 14 juin 2012

Formation « Développement et mise sur le marché d’un complément alimentaire »

Formation AFIPA – Mardi 19 juin 2012 – Hôtel Bedford, 17 rue de l’Arcade, Paris 8e.

Cette journée sera dédiée au développement et à la mise sur le marché d’un complément alimentaire, dans le nouveau cadre réglementaire européen qui se met actuellement en place.

Les intervenants aborderont tout au long de la journée l’ensemble des points clés à retenir : les acteurs du secteur, les principaux textes réglementaires, les exigences en ce qui concerne l’étiquetage, les allégations autorisées….
Après un rappel de l’environnement réglementaire et du marché, les différentes étapes de la mise sur le marché d’un complément alimentaire seront traitées. L’après-midi sera dédiée à la marque, enjeu majeur de ce secteur, et à l’officine.
Cette formation sera l’occasion de rencontrer des experts de ce domaine, au cours des exposés, mais également d’échanger avec eux lors du déjeuner.
Demandez le programme complet: contact@nutraveris.com
mardi 12 juin 2012

Nouveaux avis de l’EFSA concernant les allégations génériques soumises à une ré-évaluation : rien ne change…

L’EFSA vient de publier 12 nouveaux avis regroupant 18 allégations ayant fait l’objet d’une ré-évaluation. La majorité de ces allégations concernent des probiotiques, auparavant évalués négativement par l’autorité scientifique européenne lors de la première analyse pour cause de justification insuffisante. Dorénavant, lorsque la caractérisation est jugée suffisante par l’EFSA, c’est la justification scientifique qui pêche… Aucun des probiotiques ré-évalués n’a en effet reçu d’avis positif pour un effet sur l’immunité. D’autres couples ingrédient/application ont également été ré-évalués comme la lutéine/vision, vitamine K2/santé cardiovasculaire, sans succès. Seuls 2 avis positifs ont été rendus par l’EFSA : pruneau/fonction intestinale et α-cyclodextrine/réponse glycémique. Rien de très surprenant donc…et la liste des allégations en suspens se réduit.