Nutraveris
jeudi 28 juin 2012
Catégorie : ACTUALITES, Nutrilégal, Sécurité sanitaire | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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L’Anses s’est autosaisie le 30 juin 2011 d’une évaluation des bénéfices et des risques sanitaires nutritionnels des édulcorants intenses suite à la publication de 2 études soulevant des interrogations quant à leur sécurité (cf brèves du 17 janvier 2011, 8 mars 2011 et du 24 mars 2011). L’évaluation est toujours en cours, toutefois les premiers résultats viennent d’être publiés ciblant la femme en période de grossesse. Concernant le risque potentiel, l’Anses estime que les données scientifiques disponibles chez la femme enceinte sont insuffisantes pour conclure. En outre, l’Anses souligne l’absence d’étude permettant de démontrer le bénéfice nutritionnel propre à cette consommation chez la femme enceinte.

Ces conclusions seront complétées au regard des travaux de l’Anses concernant la population générale, dont les analyses pourraient être extrapolées aux femmes enceintes. Le cas échéant, des recommandations pourront être émises sur la base de l’ensemble des données disponibles.

Il est à noter que les conclusions de l’EFSA concernant la ré-évaluation éventuelle des doses journalières admissibles (DJA) des édulcorants intenses sont attendues fin 2012.

Référence : www.anses.fr

jeudi 7 juin 2012
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Suite au signalement de deux nouveaux cas de décès par crises cardiaques en lien avec la consommation de boissons dites énergisantes, l’ANSES demande aux professionnels de santé de signaler tous les cas d’effets indésirables potentiellement liés à cette consommation. Le terme « boisson énergisante », non encadré réglementairement, regroupe les boissons contenant des ingrédients stimulants tels que la taurine, la caféine, le guarana ou le ginseng. En plus des effets néfastes liés à l’association entre ces boissons et l’alcool, l’ANSES rappelle que 13 cas de pathologies liés aux boissons énergisantes pour lesquels le lien de causalité est probable ou possible ont été rapportés depuis 2008. Ces pathologies sont principalement d’ordre cardiaque, neurologique ou psychiatrique.
L’ANSES rappelle que ces boissons sont uniquement réservées à l’adulte, dans le cadre d’une consommation modérée. Elles ont bien entendu déconseillées aux femmes enceintes. De plus, à l’inverse des boissons énergétiques, les boissons énergisantes ne sont pas adaptées à la pratique d’une activité physique intense.

Source : www.anses.fr

mardi 13 septembre 2011
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Le Comité d’Experts estime que le produit diététique (mélange d’acides aminés sans phénylalanine, enrichi en acides gras polyinsaturés à longue chaîne, minéraux, oligoéléments et vitamines) est adapté aux besoins particuliers des enfants de 6 mois à 10 ans atteints de phénylcétonurie. Il rappelle que les aliments destinés à des fins médicales spéciales doivent être strictement consommé dans le cadre d’un suivi médical et d’un régime adapté au statut nutritionnel de chaque patient. La quantité quotidienne de produit à consommer doit être déterminée par le médecin. Le comité estime par ailleurs que l’osmolarité du produit doit figurer sur l’étiquetage. Enfin, il rappelle que le pétitionnaire doit s’assurer et attester que les teneurs en nutriments indiquées, spécifiquement les teneurs en acides gras AA et DHA étant donné leur susceptibilité à la peroxydation, restent stables durant toute la durée de conservation du produit
jeudi 14 juillet 2011
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Alors qu’un important marché existe autour du sport, deux avis parus il y a deux semaines, par les agences européenne et française de sécurité alimentaire (respectivement EFSA et ANSES) tombent un peu comme un coup de massue pour les opérateurs, à tel point que l’on en viendrait à se demander s’il ne s’agit pas d’une fin annoncée pour ces produits.
Ce vaste marché comprend notamment les produits diététiques pour sportifs tels que barres de céréales, boissons ou poudre de protéines, ainsi que les compléments alimentaires, à base de plantes, de vitamines, minéraux ou encore de diverses substances telles que la carnitine, la taurine, la créatine et bien sûr les protéines. Ce sont très précisément ces dernières substances qui sont visées par les avis des agences, celles-ci étant la pierre angulaire d’une grande majorité des produits concernés.
En effet, L’Anses a publié il y a deux semaines un avis sur les risques liés aux substances à but nutritionnel ou physiologique dans l’objectif de restreindre ou interdire leur emploi dans les denrées alimentaires. Dans cet avis au titre évocateur, l’agence remet en question l’intérêt de l’enrichissement de denrées alimentaires en acides aminés, considérant ainsi les apports de l’alimentation courante de l’ensemble de la population « très au dessus des apports nutritionnels conseillés ». Elle explique ainsi le bouleversement physiologique de l’équilibre du bilan azoté et la modification des pools circulants dont pourrait découler un apport en acides aminés au-delà des besoins, et évoque la possibilité d’entrer dans une zone toxique. Bien que la complexité métabolique et physiologique des acides aminés soit un obstacle à la mise en place d’études toxicologiques complètes, l’agence indique qu’il est néanmoins capital de déterminer la frontière entre niveau d’apport apportant un bénéfice et apparition de la toxicité. Elle ajoute ainsi que les acides aminés sont l’illustration du manque voire de l’absence de données toxicologiques concernant les substances à but nutritionnel ou physiologique.
Dans le même temps, jeudi 30 juin 2011, le 5ème lot d’avis sur les allégations de santé a été publié par l’Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA). Ainsi, les allégations relatives au sport concernant la carnitine, la glutamine ou la tyrosine, se sont toutes vues recevoir un avis négatif. L’autorité Européenne indique qu’une relation de cause à effet n’a pas été établie entre la consommation de ces substances et la récupération musculaire après l’exercice, la réparation du tissu musculaire et le maintien de la masse musculaire notamment.
Alors que le marché de l’aliment pour sportif se porte bien, ces deux avis, dont la publication a eu lieu coup sur coup dans le courant de la semaine du 27 juin, pourrait jeter un froid sur les opérateurs du marché, dont la capacité à formuler ainsi qu’à communiquer semble se réduire. D’autant que la commission européenne a publié une proposition de texte de remplacement de la Directive 2009/39/CE sur les DADAP, il y a trois semaines, dans laquelle la catégorie destinée au sportif n’existerait plus. La Commission proposerait alors que ceux-ci appartiennent à la catégorie des aliments courants. Nutraveris est d’ores et déjà sur le qui-vive afin de trouver des solutions pour répondre à tout cela…

jeudi 30 juin 2011
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L’ANSES a publié un avis négatif le 19 mai 2011 sur l’autorisation de mise sur le marché d’un mélange de sélénite triglycérides contenant du sélénium organique (IV), obtenu par modification chimique des triglycérides de l’huile de tournesol.
Ce produit est destiné à être utilisé en tant que source de sélénium organique dans l’alimentation. Il serait intégré dans les produits de boulangerie à une dose permettant un apport de 15-20 µg de sélénium (IV)/100 g de produits de boulangerie en respectant une température maximale de 300°C. Le pétitionnaire souhaite également que son produit soit utilisé dans les compléments alimentaires à une dose journalière de 50-100 µg de sélénium (IV).
L’ANSES conclut à une insuffisance de données sur le procédé de fabrication du produit, notamment par rapport à l’hydroxydation. De plus, l’ANSES considère impossible d’évaluer l’intérêt nutritionnel du nouvel ingrédient en l’absence de simulation des apports en sélénium. Enfin, il a été noté un manque de données de toxicologie sur le produit.
Selon l’ANSES, cet ingrédient devrait être reconsidéré comme source de sélénium dans le cadre du règlement n°1170/2009.
Référence : www.anses.fr