Nutraveris
jeudi 8 décembre 2011
Catégorie : Non classé, Preuves cliniques | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Une étude observationnelle, réalisée chez plus de 50 000 infirmières américaines pendant 10 ans, arrive à la suprenante conclusion que boire du café préserverait de la dépression.

En effet, les informations sur la consommation de café mais également des autres boissons, (boissons au cola, thé, chocolat) contenant ou non de la caféine, ont été recueillies de 1996 à 2006 par un questionnaire semi-quantitatif. Les apports en caféine eux-mêmes ont aussi été évalués. Une dépression diagnostiquée par un médecin (selon la déclaration des volontaires) ou la prise de médicaments antidépresseurs définissait l’existence d’un syndrome dépressif.

Les résultats montrent que par rapport aux infirmières qui ne consommaient pas de café (moins d’une tasse par semaine) les consommatrices modérées (deux à trois tasses par jour) avaient un risque réduit de 15 % de développer une dépression. Ce risque était diminué de 20 % chez celles qui en consommaient plus de quatre tasses/jour. De même, des apports élevés en caféine (>550 mg/j) étaient associés à une diminution significative de l’incidence des dépressions (-20 %) comparativement à un apport faible (<100 mg/j). En revanche, il n’était pas constaté de relation entre la consommation de café décaféiné et le risque dépressif. Cette étude ne permet évidemment pas de recommander la consommation de café pour des raisons de santé et encore moins à visée anti-dépressive. Mais les résultats sont avant tout rassurants pour les gros consommateurs de café. Attention toutefois que cette consommation ne soit pas associée à un apport exagéré en sucre et qu’elle n’ait pas d’effet délétère, comme cela peut se voir chez certaines personnes, sur le niveau d’anxiété et la qualité du sommeil. Référence : Lucas M, Mirzaei F, Pan A, Okereke OI, Willett WC, O’Reilly ÉJ, Koenen K, Ascherio A, “Coffee, caffeine, and risk of depression among women”, Arch Intern Med. 2011 Sep 26;171(17):1571-8.

lundi 28 juin 2010
Catégorie : Epidémiologie, Preuves cliniques | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Déjà plus d’un an que l’étude Nutrinet a été lancée et déjà 131 342 nutrinautes incrits. Pour la première fois et via une base de données sur la composition en polyphénols des aliments, il a été possible de quantifier les polyphénols dans l’alimentation, en se basant sur 108 168 questionnaires alimentaires, correspondant à des enregistrements de 24 h saisis par les Nutrinautes.

Les apports moyens en polyphénols alimentaires sont de 855 mg/jour pour les hommes et 816 mg/jour pour les femmes. Il semblerait que leur consommation augmente avec l’âge (en moyenne : 500 mg/jour chez les 18-15 ans vs 900 mg/jour chez les plus de 55 ans).

Les principales sources alimentaires de ces polyphénols sont le café (36,9%), le thé (33,6%), le chocolat (10,4%), les fruits et légumes (7,4%) et le vin (7,2%).

L’apport alimentaire de polyphénols totaux représente 48,3% des apports totaux en antioxydants, ce qui leur confère un rôle non négligeable.

Des associations ont déjà été observées entre apports de polyphénols et caractéristiques socio-démographiques, mais elles nécessitent d’être confirmées avec un plus grand nombre de données.

Cependant, on peut d’ores et déjà constater peu de différence d’apports entre les régions, mais une grande disparité sur les aliments contributeurs. En effet, chez les hommes, la quantité de polyphénols apportée par le café représente 405 mg/jour dans la région du Nord, vs 241 mg/jour dans la région Méditerranée. De même, chez les femmes, la quantité de polyphénols apportée par le thé représente 240 mg/jour dans la région Nord, vs 313 mg/jour dans la région Méditerranée.

Une autre relation a été mise en évidence entre les polyphénols et les revenus. En effet, une augmentation de la consommation de polyphénols a été observée avec l’augmentation du niveau de revenus (en particulier chez les femmes) : un apport de 236 mg/jour en moyenne de polyphénols de thé pour les revenus les plus faibles vs 320 mg/jour pour les revenus les plus élevés ; même phénomène pour les polyphénols de fruits : 52 mg/jour pour les revenus les plus faibles vs 61 mg/jour pour les revenus les plus élevés. A l’inverse, une réduction des polyphénols apportés par le café a été observée avec une augmentation des revenus : 374 mg/jour pour les revenus les plus faibles vs 250 mg/jour pour les revenus les plus élevés.

Enfin, une troisième association aurait été mise en évidence entre la consommation de polyphénols et le niveau d’éducation. En effet, il semblerait que la consommation de polyphénols soit plus importante chez les personnes sans diplôme (polyphénols apportés par le café : 374 mg/jour) que chez les personnes avec un niveau d’éducation supérieur (polyphénols apportés par le café : 286 mg/jour).

Références : www.etude-nutrinet-sante.fr