Nutraveris
mardi 8 mars 2011
Catégorie : Nutrilégal, Sécurité sanitaire | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Dans une brève publiée le 17 janvier 2011, nous soulevions la question de l’innocuité  des édulcorants de synthèse suite aux résultats alarmants communiqués par les auteurs de 2 études (Soffritti et al., 2010 ; Halldorsson et al., 2010). Après analyse approfondie, l’EFSA revient sur ces résultats dans un communiqué le 28 février dernier.

En effet, l’EFSA conclut que les deux études récemment publiées sur la sécurité des édulcorants artificiels – à savoir une étude portant sur le potentiel carcinogène chez la souris (Soffritti et al., 2010) et une étude épidémiologique examinant l’association entre la consommation de boissons non alcoolisées contenant des édulcorants artificiels et le risque accru d’accouchement prématuré (Halldorsson et al., 2010) – ne justifient pas une révision des évaluations précédentes de l’aspartame ou d’autres édulcorants actuellement autorisés dans l’Union européenne. L’EFSA a réalisé l’examen de ces études en collaboration avec l’Agence nationale française de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Se fondant sur les informations disponibles dans la publication de Soffritti, les scientifiques de l’EFSA ont conclu que la validité de l’étude et l’approche statistique adoptée ne pouvaient pas être évaluées et par conséquent que ses résultats ne pouvaient pas être interprétés. S’agissant de la conception de l’étude, l’EFSA a souligné que les études expérimentales réalisées sur toute la durée de vie des animaux pouvaient mener à des conclusions erronées.

L’EFSA a également examiné la publication d’Halldorsson et a conclu qu’aucune preuve disponible dans l’étude ne permettait d’affirmer qu’il existait un lien de causalité entre la consommation de boissons non alcoolisées contenant des édulcorants artificiels et l’accouchement prématuré et que, comme l’indiquent les auteurs, des études supplémentaires seraient nécessaires pour confirmer ou pour infirmer ce lien.

Références : Soffritti M. et al., “Aspartame administered in feed, beginning prenatally through life span, induces cancers of the liver and lung in male Swiss mice”, Am. J. Ind. Med. 2010, 53, 1197-1206. Halldorsson T.I. et al., “Intake of artificially sweetened soft drinks and risk of preterm delivery: a prospective cohort study in 59,334 Danish pregnant women”, Am. J. Clin. Nutr. 2010, 92: 626-33. http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/ans110228.htm, http://www.anses.fr/index.htm

lundi 17 mai 2010
Catégorie : Nutrilégal, Sécurité sanitaire | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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L’EFSA a évalué les conséquences d’un enrichissement en acide folique. L’effet de l’acide folique sur la réduction du risque d’anomalie du tube neural est bien établi. Des données épidémiologiques ont également rapporté d’autres bénéfices sur la santé d’une alimentation riche en folates.

Toutefois, des effets indésirables ont été rapportés sur le long terme avec la consommation de doses élevées d’acide folique. De plus, la question de la relation entre l’acide folique et le risque de cancer a été soulevée. Mais le groupe de travail a conclu que les données actuelles étaient insuffisantes pour permettre une évaluation quantitative complète du risque de cancer associé à la consommation d’acide folique.

Référence : http://www.efsa.europa.eu/fr/

lundi 1 mars 2010
Catégorie : Convictions, Preuves cliniques, Tendances | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Cette revue revient sur la question du bêta-carotène (voir notre précédent article), bénéfique ou dangereux, déjà abordée dans ce blog. Les nouveaux résultats (études ATBC, CARET, Antioxidant Polyp Prevention, E3N…) confirment ce à quoi l’on pouvait s’attendre, les effets néfastes de la supplémentation en bêta-carotène sont corrélés avec le fait de fumer des participants.

Ce n’est donc pas la supplémentation en bêta-carotène mais le tabagisme qui est dangereux pour les fumeurs !

De nombreuses études épidémiologiques ont montré l’association entre les niveaux plasmatiques de bêta-carotène ou sa consommation avec une réduction du risque de cancer du poumon. Pourtant, des études menées chez des fumeurs ont montré, de façon inattendu, une augmentation des taux de tumeur du poumon après une supplémentation élevée et sur le long terme, en bêta-carotène.

Les auteurs ont conclu que les études menées chez l’homme et l’animal ont montré que des circonstances spécifiques, parmi lesquels un tabagisme important, semblent influencer l’effet d’apports élevés en bêta-carotène. Dans les populations de sujets normaux, sains, non-fumeurs, il existe des évidences des effets bénéfiques.

Référence: Goralczyk R. ss-Carotene and Lung Cancer in Smokers: Review of Hypotheses and Status of Research. Nutr Cancer. 2009 Nov;61(6):767-74