Nutraveris
jeudi 24 mars 2011
Catégorie : ACTUALITES, Nutrilégal, Sécurité sanitaire | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Si l’Anses, a suivi de près la position de l’Agence européenne Efsa, sur l’absence de preuves suffisantes pour modifier à la baisse la dose journalière admissible (DJA) d’aspartame ou d’autres édulcorants intenses, l’Agence française décide toutefois de lancer une nouvelle évaluation des bénéfices et des risques nutritionnels de ces édulcorants. L’Anses précise dans son communiqué du 14 mars 2011, qu’au delà de ces interrogations d’ordre toxicologique, la question de l’intérêt nutritionnel des édulcorants intenses est régulièrement posée. Dans ce contexte, l’Anses va mettre en place un groupe de travail chargé d’évaluer les bénéfices et les risques nutritionnels des édulcorants intenses et la nécessité éventuelle d’élaborer des recommandations pour des populations sensibles – parmi lesquelles les femmes enceintes – qui seraient identifiées au cours de ce travail ».

Nutraveris suit de près cette actualité et reviendra sur les résultats obtenus par l’Anses au cours d’une prochaine brève.

Référence : Anses, avis du 14 mars 2011

mardi 8 mars 2011
Catégorie : Nutrilégal, Sécurité sanitaire | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Dans une brève publiée le 17 janvier 2011, nous soulevions la question de l’innocuité  des édulcorants de synthèse suite aux résultats alarmants communiqués par les auteurs de 2 études (Soffritti et al., 2010 ; Halldorsson et al., 2010). Après analyse approfondie, l’EFSA revient sur ces résultats dans un communiqué le 28 février dernier.

En effet, l’EFSA conclut que les deux études récemment publiées sur la sécurité des édulcorants artificiels – à savoir une étude portant sur le potentiel carcinogène chez la souris (Soffritti et al., 2010) et une étude épidémiologique examinant l’association entre la consommation de boissons non alcoolisées contenant des édulcorants artificiels et le risque accru d’accouchement prématuré (Halldorsson et al., 2010) – ne justifient pas une révision des évaluations précédentes de l’aspartame ou d’autres édulcorants actuellement autorisés dans l’Union européenne. L’EFSA a réalisé l’examen de ces études en collaboration avec l’Agence nationale française de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Se fondant sur les informations disponibles dans la publication de Soffritti, les scientifiques de l’EFSA ont conclu que la validité de l’étude et l’approche statistique adoptée ne pouvaient pas être évaluées et par conséquent que ses résultats ne pouvaient pas être interprétés. S’agissant de la conception de l’étude, l’EFSA a souligné que les études expérimentales réalisées sur toute la durée de vie des animaux pouvaient mener à des conclusions erronées.

L’EFSA a également examiné la publication d’Halldorsson et a conclu qu’aucune preuve disponible dans l’étude ne permettait d’affirmer qu’il existait un lien de causalité entre la consommation de boissons non alcoolisées contenant des édulcorants artificiels et l’accouchement prématuré et que, comme l’indiquent les auteurs, des études supplémentaires seraient nécessaires pour confirmer ou pour infirmer ce lien.

Références : Soffritti M. et al., “Aspartame administered in feed, beginning prenatally through life span, induces cancers of the liver and lung in male Swiss mice”, Am. J. Ind. Med. 2010, 53, 1197-1206. Halldorsson T.I. et al., “Intake of artificially sweetened soft drinks and risk of preterm delivery: a prospective cohort study in 59,334 Danish pregnant women”, Am. J. Clin. Nutr. 2010, 92: 626-33. http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/ans110228.htm, http://www.anses.fr/index.htm

lundi 17 janvier 2011
Catégorie : Nutrilégal, Sécurité sanitaire | Auteur : experts | Commentaire : [:en]1 Comment[:fr]1 commentaire »
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Les édulcorants de synthèse, dont fait parti l’aspartame, édulcorant majoritairement utilisé, provoqueraient des naissances avant terme chez les femmes et des cancers chez les souris mâles selon 2 études récentes qui ont été relayées auprès de la presse par des scientifiques du Réseau Environnement Santé (RES). En effet, le RES tire le signal d’alarme et estime urgent de réévaluer les réglementations actuelles en matière d’édulcorants de synthèse.

 L’Anses a indiqué qu’elle allait « examiner sans délai ces nouvelles études en vue d’éventuelles recommandations aux autorités françaises » et le cas échéant, d’une saisine de l’EFSA ».

 Il est à noter que si les  boissons gazeuses light et les sucrettes sont directement incriminées dans ces 2 études, de nombreux autres produits sont concernés avec citation notamment des chewing-gums.