Nutraveris
jeudi 10 février 2011
Catégorie : Convictions, Epidémiologie | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Selon les résultats de la grande étude observationnelle européenne EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition), la consommation de 8 fruits et légumes par jour est associée à une réduction du risque de mortalité par maladie cardiaque ischémique.

Lors de cette étude, plus de 300 000 volontaires issus de 8 pays européens, sans antécédents d’infarctus du myocarde ni accident vasculaire cérébral ont été suivis pendant 8,4 ans en moyenne. Au total, 1636 morts par maladie cardiaque ischémique ont été rapportées. Les volontaires consommant au moins 8 portions (de 80g chacune) de fruits et légumes par jour avaient une diminution significative de 22% du risque d’accident cardio-ischémique fatal par rapport à ceux ayant une consommation inférieure à 3 portions par jour.

Bien que la relation de cause à effet n’ait pas été démontrée et que les mécanismes d’action des fruits et légumes ne soient pas clairs, ces premières observations encouragent à considérer sérieusement ces aliments.

 

Référence : Crowe FL, Roddam AW, Key TJ, Appleby PN, Overvad K, Jakobsen MU, Tjønneland A, Hansen L, Boeing H, Weikert C, Linseisen J, Kaaks R, Trichopoulou A, Misirli G, Lagiou P, Sacerdote C, Pala V, Palli D, Tumino R, Panico S, Bueno-de-Mesquita HB, Boer J, van Gils CH, Beulens JW, Barricarte A, Rodríguez L, Larrañaga N, Sánchez MJ, Tormo MJ, Buckland G, Lund E, Hedblad B, Melander O, Jansson JH, Wennberg P, Wareham NJ, Slimani N, Romieu I, Jenab M, Danesh J, Gallo V, Norat T, Riboli E; European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition (EPIC)-Heart Study Collaborators, “Fruit and vegetable intake and mortality from ischaemic heart disease: results from the European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition (EPIC)-Heart study”, Eur Heart J. 2011 Jan 18. [Epub ahead of print]

lundi 4 octobre 2010
Catégorie : Convictions, Innovation | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Le diabète de type 2 a particulièrement augmenté les deux dernières décennies et la prévalence du diabète est actuellement estimée à 6,4% dans le monde entier.

Une récente méta-analyse portant sur 6 études de cohorte a mis en évidence les bénéfices de la consommation de légumes verts à feuilles sur le risque de diabète de type 2. Alors que l’augmentation de la consommation de fruits, légumes, ou fruits et légumes associés n’a montré aucun effet bénéfique significatif, l’augmentation de la consommation de légumes verts à feuilles de 1,15 portions par jour était associée à une diminution significative du risque de diabète de type 2 de 14%.

Référence : Carter P, Gray LJ, Troughton J, Khunti K, Davies MJ, “Fruit and vegetable intake and incidence of type 2 diabetes mellitus: systematic review and meta-analysis”, BMJ. 2010 Aug 18;341:c4229. doi: 10.1136/bmj.c4229.

jeudi 22 juillet 2010
Catégorie : Epidémiologie, profils nutritionnels | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Dans cette étude d’observation réalisée sur des adultes via une enquête alimentaire, les auteurs ont mis en évidence un modèle adapté pour promouvoir un régime alimentaire sain. 15 catégories d’aliments ont été identifiées et 4 groupes distincts d’individus ont été établis en fonction de la qualité du régime alimentaire des participants (du plus sain au moins sain), groupes qui ont été comparés selon les différences de calories consommées de chaque catégorie d’aliments et selon la qualité nutritionnelle des aliments consommés au sein de chaque catégorie.

Les résultats ont montrés que dans le groupe bénéficiant de la meilleure qualité de régime alimentaire, les sujets consommaient plus de fruits et légumes, de poisson, de céréales de petit déjeuner, et moins de viande et de produits carnés que les groupes ayant un régime alimentaire moins sain. Ces aliments consommés par le groupe bénéficiant de la meilleure qualité nutritionnelle étaient plus sains que ceux consommées par les autres groupes. Les auteurs ont conclu que le modèle le plus adapté pour promouvoir un régime alimentaire sain devrait être un modèle de classification par catégories, mais avec un nombre limité de catégories. En effet, il est certain que les modèles qui utilisent un grand nombre de catégories sont inutiles pour la promotion d’une alimentation saine.

Référence : P Scarborough, C Arambepola, A Kaur, P Bhatnagar and M Rayner, “Should nutrient profile models be ‘category specific’ or ‘across-the-board’? A comparison of the two systems using diets of British adults”, European Journal of Clinical Nutrition (2010) 64, 553–560.

lundi 28 juin 2010
Catégorie : Epidémiologie, Preuves cliniques | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Déjà plus d’un an que l’étude Nutrinet a été lancée et déjà 131 342 nutrinautes incrits. Pour la première fois et via une base de données sur la composition en polyphénols des aliments, il a été possible de quantifier les polyphénols dans l’alimentation, en se basant sur 108 168 questionnaires alimentaires, correspondant à des enregistrements de 24 h saisis par les Nutrinautes.

Les apports moyens en polyphénols alimentaires sont de 855 mg/jour pour les hommes et 816 mg/jour pour les femmes. Il semblerait que leur consommation augmente avec l’âge (en moyenne : 500 mg/jour chez les 18-15 ans vs 900 mg/jour chez les plus de 55 ans).

Les principales sources alimentaires de ces polyphénols sont le café (36,9%), le thé (33,6%), le chocolat (10,4%), les fruits et légumes (7,4%) et le vin (7,2%).

L’apport alimentaire de polyphénols totaux représente 48,3% des apports totaux en antioxydants, ce qui leur confère un rôle non négligeable.

Des associations ont déjà été observées entre apports de polyphénols et caractéristiques socio-démographiques, mais elles nécessitent d’être confirmées avec un plus grand nombre de données.

Cependant, on peut d’ores et déjà constater peu de différence d’apports entre les régions, mais une grande disparité sur les aliments contributeurs. En effet, chez les hommes, la quantité de polyphénols apportée par le café représente 405 mg/jour dans la région du Nord, vs 241 mg/jour dans la région Méditerranée. De même, chez les femmes, la quantité de polyphénols apportée par le thé représente 240 mg/jour dans la région Nord, vs 313 mg/jour dans la région Méditerranée.

Une autre relation a été mise en évidence entre les polyphénols et les revenus. En effet, une augmentation de la consommation de polyphénols a été observée avec l’augmentation du niveau de revenus (en particulier chez les femmes) : un apport de 236 mg/jour en moyenne de polyphénols de thé pour les revenus les plus faibles vs 320 mg/jour pour les revenus les plus élevés ; même phénomène pour les polyphénols de fruits : 52 mg/jour pour les revenus les plus faibles vs 61 mg/jour pour les revenus les plus élevés. A l’inverse, une réduction des polyphénols apportés par le café a été observée avec une augmentation des revenus : 374 mg/jour pour les revenus les plus faibles vs 250 mg/jour pour les revenus les plus élevés.

Enfin, une troisième association aurait été mise en évidence entre la consommation de polyphénols et le niveau d’éducation. En effet, il semblerait que la consommation de polyphénols soit plus importante chez les personnes sans diplôme (polyphénols apportés par le café : 374 mg/jour) que chez les personnes avec un niveau d’éducation supérieur (polyphénols apportés par le café : 286 mg/jour).

Références : www.etude-nutrinet-sante.fr