Nutraveris
jeudi 18 octobre 2012
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Depuis 1997, les études ObEpi-Roche analysent la prévalence du surpoids et l’obésité en France. L’enquête 2012 montre que la prévalence de l’obésité a une nouvelle fois augmentée en France, quel que soit le sexe. En effet, l’étude montre que, en 2012, 32,3% des français adultes de 18 ans et plus sont en surpoids (25 ≤ IMC ≤ 30 kg/m²) et 15% présentent une obésité (IMC ≥ 30 kg/m²). La prévalence de l’obésité était de 8,5% en 1997 lors de la 1ère étude, et de 14,5% en 2009. Bien que l’on observe un ralentissement de la progression de l’obésité, il y a aujourd’hui en France moins d’une personne sur deux ayant un indice de poids corporel normal (18,5 ≤ IMC ≤ 25 kg/m²).

Source : Enquête nationale ObeEpi 2012

mardi 17 juillet 2012
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Une expérimentation menée chez la souris prouvant l’implication du microbiote intestinal dans les effets variables d’un régime riche en graisse vient d’être présentée lors de l’European Congress of Obesity qui s’est tenu à Lyon du 9 au 12 mai. En partant du constat que la réponse des souris à un régime riche en graisse est hétérogène, les auteurs ont isolé des échantillons du microbiote intestinal de souris répondant au régime gras (développant obésité, inflammation et diabète de type 2), ainsi que de souris ne répondant pas à ce régime. Ces échantillons ont été par la suite transférés à des souris dépourvues de germes. Le même régime gras a ensuite été donné à ces souris, et les auteurs ont constaté que les souris ayant reçu le microbiote des souris répondant au régime développaient une pathologie de type syndrome métabolique alors que, pour un gain de poids identique, les souris de l’autre groupe n’ont pas développé de pathologies. Cette étude montre donc que la résistance à l’insuline et la stéatose hépatique sont transmissibles par transfert de microbiote, ce qui montre le rôle causal de celui-ci.

Référence : Le Roy T. et al. (2012) « Gut microbiota transplantation demonstrates its causal role in the development of type 2 diabetes and fatty liver » Obes Facts, 5 (suppl 1) :41

jeudi 9 décembre 2010
Catégorie : Epidémiologie | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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A partir de données de l’étude cohorte Epic-Panacea, menée des années 1992 à 2000 sur 103 455 hommes et 270 348 femmes agés de 25 à 70 ans et conduite dans 10 pays de l’Union Européenne, des chercheurs du Royaume Uni, viennent de conclure non seulement que la consommation totale de viande (rouge, blanche et volaille) est associée à la prise de poids chez les hommes et les femmes mais aussi que la diminution de cette consommation de viande peut permettre de perdre du poids. Selon les auteurs, une augmentation de la consommation de viande de 250 g / j (par exemple, un steak à environ 450 kcal) conduirait à un gain de poids supérieur à 2 kg après 5 années.

Il est à noter que la consommation de viande en France est en baisse régulière depuis une dizaine d’année.

Référence : Vergnaud AC, Norat T, Romaguera D, Mouw T, May AM, Travier N, Luan J, Wareham N, Slimani N, Rinaldi S, Couto E, Clavel-Chapelon F, Boutron-Ruault MC, Cottet V, Palli D, Agnoli C, Panico S, Tumino R, Vineis P, Agudo A, Rodriguez L, Sanchez MJ, Amiano P, Barricarte A, Huerta JM, Key TJ, Spencer EA, Bueno-de-Mesquita B, Büchner FL, Orfanos P, Naska A, Trichopoulou A, Rohrmann S, Hermann S, Boeing H, Buijsse B, Johansson I, Hellstrom V, Manjer J, Wirfält E, Jakobsen MU, Overvad K, Tjonneland A, Halkjaer J, Lund E, Braaten T, Engeset D, Odysseos A, Riboli E, Peeters PH, “Meat consumption and prospective weight change in participants of the EPIC-PANACEA study”, Am J Clin Nutr. 2010 Aug;92(2):398-407. Am J Clin Nutr. 2010 Nov;92(5):1274-5; author reply 1275-6.

lundi 29 novembre 2010
Catégorie : Innovation, Tendances | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Après des premières observations ayant suggéré un lien entre la flore intestinale et l’obésité, des premières revues ont été publiées sur le sujet autour de l’année 2008. Depuis, le nombre de publications ne cesse d’augmenter. Plus intéressant encore : plusieurs années après les premières études expérimentales menées chez l’animal pour évaluer les effets d’une supplémentation en probiotiques sur la prise de poids et de masse grasse, ce sont maintenant des études cliniques interventionnelles qui sont publiées et se succèdent depuis plusieurs mois.  

Alors qu’aujourd’hui la majorité des compléments alimentaires du segment de la minceur sont formulés à base de mélanges d’extraits végétaux (toujours plus nombreux), on peut donc s’attendre à l’apparition d’une « nouvelle génération » de produits minceur, dans lesquels les plantes auraient laissé place à certaines souches probiotiques.

Et si l’on se prête au jeu de mener une petite veille brevets, il semblerait que tous les leaders – ou presque – du marché des probiotiques s’y sont mis. Info ou intox ?

Toutefois, cette nouvelle application des probiotiques nécessitera probablement d’éduquer le consommateur, qui est jusque-là surtout habitué à entendre des messages ventant les bienfaits des probiotiques sur les défenses naturelles et les fonctions digestives.

jeudi 19 août 2010
Catégorie : Preuves cliniques | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Une récente étude clinique a mis en évidence la biodisponibilité des oméga-3 et une amélioration du contrôle du poids après la consommation de viande issue d’animaux nourris au lin.

Cette étude en double-aveugle, contre-placebo a été menée chez 160 volontaires en surpoids pendant 90 jours. La viande issue d’animaux nourris au lin présentait un faible ratio acides gras poly-insaturés (PUFA)/acides gras saturés (SFA) et oméga-6/oméga-3. Les individus du groupe contrôle, recevaient quant à eux une alimentation moins riche en graisse animale (ratios PUFA/SFA et oméga-6/oméga-3 plus élevés).

Les individus du groupe lin ont vu leurs paramètres sanguins améliorés par rapport au groupe contrôle : augmentation des globules rouges et des  concentrations en acide α-linolénique, DHA et EPA. Une réduction du poids, de l’IMC et du tour de hanches a également été notée dans les deux groupes sans différences significatives. Notons toutefois que 150 jours après la fin de l’étude aucune prise de poids significative n’a été mesurée dans le groupe expérimental contrairement au groupe contrôle.

Dans ce contexte de lutte contre l’obésité, devenu cause nationale, cette étude met en avant l’importance de la qualité des produits alimentaires et souligne le potentiel des denrées alimentaires issues d’animaux nourris au lin, crédo de la filière lin tradition bleu blanc cœur, pour lutter contre ce fléau.

Référence : Legrand P, Schmitt B, Mourot J, Catheline D, Chesneau G, Mireaux M, Kerhoas N, Weill P, “The consumption of food products from linseed-fed animals maintains erythrocyte omega-3 fatty acids in obese humans”, Lipids 2010 Jan;45(1):11-9

http://www.bleu-blanc-coeur.com/