Nutraveris
jeudi 10 mars 2011
Catégorie : Innovation, Preuves cliniques | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Une récente étude clinique menée chez des sujets âgés a montré qu’une supplémentation en oméga-3 pouvait stimuler la synthèse protéique musculaire, suggérant leur utilité dans la lutte contre un problème majeur de santé publique, la sarcopénie.

Lors de cette étude contrôlée, randomisée, 16 sujets âgés sains ont reçu pendant 8 semaines des oméga-3 ou de l’huile de maïs. Bien que les oméga-3 n’avaient pas d’effet sur le taux de synthèse basale des protéines musculaires, ils favorisaient l’augmentation du taux de synthèse protéique musculaire induite par une hyperaminoacidémie – hyperinsulinémie (P < 0,01), ainsi que la phosphorylation de la protéine musculaire p70s6k(Thr389) (P < 0,01).

 

Référence : Smith GI, Atherton P, Reeds DN, Mohammed BS, Rankin D, Rennie MJ, Mittendorfer B. Dietary omega-3 fatty acid supplementation increases the rate of muscle protein synthesis in older adults: a randomized controlled trial. Am J Clin Nutr. 2011 Feb;93(2):402-12. Epub 2010 Dec 15.

mardi 8 février 2011
Catégorie : Sécurité sanitaire | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Voilà une question qui ne se pose pas souvent chez les consommateurs de compléments alimentaires et pourtant. Selon la base de données Cochrane, il semblerait qu’environ 180 compléments alimentaires puissent interagir avec la warfarine notamment (médicament anti-coagulant) et plus de 120 avec l’aspirine, le clopidogrel et le dipyridamole. Les ingrédients de ces compléments alimentaires mis en cause incluent l’anis, l’angélique, les omégas 3 d’huile de poisson, l’ajoène présent dans l’ail, le gingembre, le ginkgo, la vitamine E, le fucus, le danshen, le millepertuis et le ginseng Américain.

Référence : Mousa SA. Antithrombotic effects of naturally derived products on coagulation and platelet function. Methods Mol Biol. 2010;663:229-40.

mardi 2 novembre 2010
Catégorie : Preuves cliniques | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Une récente étude est venue conforter les résultats déjà obtenus concernant les oméga-3 et la concentration et s’est intéressé également à l’hyperactivité des enfants.

En effet, une étude randomisée, menée contre placebo pendant 15 semaines sur 96 enfants de 7 à 12 ans atteints de troubles de l’hyperactivité et déficit de l’attention a mis en évidence qu’une supplémentation en EPA de 0,5 g par jour, améliorait le comportement des enfants grâce aux concentrations augmentées en EPA et diminuées en oméga-6 dans les phospholipides.

En effet, 2 groupes d’enfants ont été formés suivant leur degré d’hyperactivité et d’impulsivité et ont été évalués suite à la supplémentation via une échelle de notation établie par des enseignants (CTRS). Dans le groupe contenant les enfants les plus hyperactifs et inattentifs, les scores obtenus ont été améliorés par 25% chez 48% des enfants contre 9% chez les enfants du groupe placebo. Chez les enfants les moins hyperactifs et impulsifs, une amélioration de 25% a également été observée chez 36% des enfants par rapport à 18% des enfants du groupe placebo.

Encore une raison pour ne pas négliger la consommation en poisson ainsi que la supplémentation en oméga 3 des enfants !

Référence: Gustafsson PA, Birberg-Thornberg U, Duchén K, Landgren M, Malmberg K, Pelling H, Strandvik B, Karlsson T, “EPA supplementation improves teacher rated behaviour and oppositional symptoms in children with ADHD”, Acta Paediatr. 2010 May 19

lundi 13 septembre 2010
Catégorie : Preuves cliniques | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Une récente étude contrôlée contre placebo menée en aveugle chez des sujets sains pour évaluer l’effet des oméga-3 sur l’agrégation plaquettaire a montré que les hommes et les femmes réagissaient différemment à une supplémentation en EPA ou en DHA. En effet, chez les hommes, une supplémentation unique en EPA était associée à une réduction significative de l’agrégation plaquettaire par rapport au placebo alors que le DHA n’était pas efficace. A l’inverse, chez les femmes,  c’est le DHA qui était significativement efficace, mais pas l’EPA.

Ces nouvelles données suggèrent qu’une attention particulière doit être apportée lors de la formulation de produits contenant des oméga-3 pour une application cardiovasculaire en fonction de la cible.

Référence :Phang M, Sinclair AJ, Lincz LF, Garg ML, “Gender-specific inhibition of platelet aggregation following omega-3 fatty acid supplementation”, Nutr Metab Cardiovasc Dis. 2010 Aug 11.

lundi 23 août 2010
Catégorie : Nutrilégal, Sécurité sanitaire | Auteur : experts | Commentaire : Aucun commentaire »
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Les poissons constituent une source privilégiée d’oméga-3 et une source intéressante de vitamines, minéraux et oligo-éléments. Toutefois, ils peuvent également contenir des substances toxiques, telles que le méthylmercure (MeHg), les polychlorobiphényles (PCB), les dioxines/furanes, etc.

Les teneurs en lipides et oméga-3 sont variables entre les espèces de poissons et selon la saison, la période de reproduction ou l’alimentation des poissons. De même, il existe d’importantes variations de niveaux de contamination entre les différentes espèces de poissons et selon leur origine.

Afin d’assurer une couverture optimale des besoins de la population en nutriments, tout en minimisant les risques de surexposition à certains contaminants chimiques, l’AFSSA recommande de consommer 2 portions de poisson par semaine, dont une à forte teneur en EPA et DHA, en variant les espèces et les lieux d’approvisionnement.

Ces recommandations sont valables pour les adultes et les enfants à partir de 10 ans. Pour les femmes en âge de procréer, enceintes ou allaitantes, les enfants de moins de 3 ans, les fillettes et les adolescentes, il est recommandé d’éviter de consommer des poissons bioaccumulateurs de PCB à titre de précaution. Enfin, en ce qui concerne les femmes enceintes ou allaitantes et les enfants de moins de 3 ans, l’AFSSA recommande de limiter la consommation de poissons prédateurs sauvages et d’éviter, à titre de précaution, celle d’espadon, marlin, siki, requin et lamproie en raison du risque lié au MeHg.

Référence : www.afssa.fr